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L’espace musical de la médiathèque de Mâcon

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Géraldine Courtois, sa directrice, Julien Sauvageot et Alain Henri, les deux bibliothécaires musicaux de la médiathèque de Mâcon (71), présentent en quelques réponses leur espace et ses activités. En avant la musique !

Sonia de Leusse-Le Guillou : Quelle est la surface et l’étendue des collections de votre espace musique ?

Médiathèque de Mâcon : Ce secteur de la médiathèque occupe une surface de 240 m² environ. C’est un espace ouvert, installé au 1er niveau de l’établissement. La quasi-totalité des collections sont présentées en libre-accès, soit : 15939 cd, 415 dvd, 1558 livres et 1072 partitions. L’espace musique propose également deux postes d’accès au catalogue et deux postes d’accès à Internet.Les collections musique pour les enfants (entre 0 et 8 ans), elles, sont présentées en espace jeunesse.

 

SLG : Comment fonctionnent l’écoute et l’emprunt ?

MM : 4 lecteurs de cd avec casques sont à disposition du public, en libre accès, à proximité du bureau de renseignements.Les emprunts sont gratuits pour les usagers inscrits à la médiathèque à raison de 6 cd maximum par carte à chaque emprunt.

 

SLG : Combien de personnes y travaillent ?

MM : L’équipe du secteur musique est composée de 3 personnes (2,9 équivalent temps plein).

 

SLG : Qui utilise cet espace ? Les ados et les jeunes adultes y viennent-ils ?

MM : Tous types de publics fréquentent l’espace musique. Les ados écoutent beaucoup de musique sur place, essentiellement du rap et du R’n’b, ce qui donne lieu à de nombreux échanges avec les bibliothécaires, et utilisent les postes d’accès à internet. Les jeunes adultes écoutent aussi sur place mais sont plus autonomes.

 

SLG : Quelles médiations proposez-vous ?

MM : Il n’y a pas d’atelier de création pour l’instant mais nous mettons en place des concerts de groupes locaux.

 

SLG : A quelle fréquence organisez-vous ces concerts ?

MM : Les concerts ont lieu en moyenne 1 fois par mois sous forme d’une Heure musicale le samedi 17 h. Il s’agit de promouvoir les groupes locaux qui ont souvent à leur actif  la production d’un cd présent dans les collections de la médiathèque. Les musiciens ne sont pas rémunérés mais ont la possibilité de vendre leur cd à l’issue du concert.De manière occasionnelle, pour la fête de la musique, nous invitons un groupe (local ou non) pour un concert dans le hall de la médiathèque afin de mettre en valeur un type de musique (flamenco, musique irlandaise, musique klezmer…). Cette prestation est rémunérée.

 

SLG : Quel auditeurs ciblez-vous ?

MM : Nous visons un public de mélomanes mais aussi de néophytes. Les concerts sont toujours gratuits de type « showcase » (la circulation est donc libre même si le concert a lieu dans une salle dédiée). L’horaire favorise la venue de toutes les générations : le public est aussi bien familial que connaisseur du groupe. Chaque concert rassemble au moins 80 personnes inscrites ou non à la médiathèque.

 

SLG : Avez-vous des partenariats avec d’autres structures, associations ? Sur quelles bases reposent-ils ?

MM : Nous avons plusieurs partenaires : institutions et associations locales mâconnaises. Ces partenariats reposent au minimum sur des échanges d’informations et un accompagnement à la programmation par des sélections à la médiathèque. Des partenariats ponctuels existent avec le Crescent Jazz Club (exposition de photos) ou la Cave à musique (exposition de photos, d’affiches, écoute sur place de la programmation). Un partenariat plus régulier et formalisé est mis en place avec le Conservatoire à rayonnement départemental qui, depuis deux ans, décentralise à la médiathèque des auditions, ateliers d’éveil, découverte de la classe de danse à un rythme de 3 à 4 programmations par an.Très ponctuellement, pour des occasions telles que le printemps des poètes par exemple, nous accueillons des spectacles-lectures musicaux, résultats d’une collaboration entre des associations de musique, ou lecture à haute voix que nous avons mises en relation.

 

SLG : Organisez-vous des actions hors-les-murs autour de la musique ?

MM : Non.

 

SLG : Pourquoi avoir créé un blog autour de la musique ?

MM : L’objectif du blog est de rendre plus visible l’espace musique, ses collections et ses animations en utilisant les outils numériques et aussi favoriser l’échange par le web 2.0. Il est animé en priorité par les bibliothécaires musicaux mais peut être alimenté par d’autres collègues de la médiathèque. Depuis peu, les billets du blog sont relayés par la page Facebook de la médiathèque, autre accès à des coups de cœur, actualités et retours en images des activités proposées dans l’ensemble du service.

 

SLG : Avez-vous déjà pensé à proposer un accès à une plateforme musicale en ligne ? Quels sont, selon vous les apports ou les limites de tels services ?

MM : Oui, nous y réfléchissons mais les retours d’expériences sont peu convaincants et l’absence de modèle économique stable ne nous incitent pas à développer ce service. Proposer de la musique en ligne pourrait évidemment élargir l’offre documentaire. La demande du public n’est cependant pas pressante et les choix économiques étant nécessaires, nous préférons privilégier la médiation et la musique vivante. Nous restons cependant attentifs aux évolutions de l’offre de musique numérique. Même si nous avons constaté une baisse des prêts de cd ces dernières années, elle reste relative par rapport à ce qui se passe dans d’autres médiathèques. La musique est représentée à la médiathèque depuis les années 70 et les collections proposées restent riches et variées, ce qui aide à fidéliser et renouveler le public. Par ailleurs, il faut noter qu’à Mâcon, la médiathèque reste un des seuls lieux qui permettent l’accès à la musique sur support physique, tous genres confondus.

 

Pour plus d’informations : 

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