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La conception de série(s)

Comment un écrivain conçoit-il une série ? Bertrand Puard, auteur des Effacés et de Vol 1618 a répondu aux questions de Lecture Jeune sur sa méthode de travail.

Marieke Mille : Vous avez écrit Les Effacés en six tomes, pourquoi avoir choisi ce format ?

Bertrand Puard : Je crois beaucoup à la série. Aujourd’hui, les séries télévisées sont très à la mode. Les gens lisent moins ou vont moins au cinéma parce qu’ils en regardent fréquemment, moi le premier. J’aime suivre des personnages sur le long cours et les voir évoluer tant comme spectateur que comme auteur. Ce format me permet de mettre en place des grandes machines pour développer mes personnages et mon intrigue sur un temps plus long, ce qui permet une autre gestion du suspense par exemple, puisque j’écris du thriller. Dès le début du premier tome des Effacés, je donne des indices sur la résolution. Cette architecture complexe, avec des personnages qui évoluent radicalement entre le début et la fin, peut se faire dans un seul livre, mais il m’intéresse plus de la construire sur deux mille pages plutôt que sur trois cents. Le volume permet de multiplier les fausses pistes, de varier les thèmes… L’œuvre de référence que j’ai à l’esprit, Les Rougon-Macquart de Zola, m’a amené à la littérature. La construction étendue de cette fresque familiale colossale sur 20 ans me fascine. J’aime l’idée de parvenir à composer un ouvrage grand et solide, qui laisse beaucoup d’espace temporel et spatial. Les possibilités d’écriture sont variées : le quatrième volume des Effacés est un huis clos, dans le cinquième tome, les personnages voyagent un peu partout… Le temps diégétique couvre plusieurs mois, ce qui me permet d’inclure plusieurs modes de narration que j’apprécie.

MM : Comment avez-vous pensé l’arc narratif global ?

BP : Cécile Térouanne, mon éditrice, m’a poussé à travailler avec une bible(1)La bible scénaristique est un document qui présente les personnages, l’intrigue et les éléments principaux d’une série (ndlr)., ce qui était très important. Au départ, je lui ai proposé une page de synopsis et elle m’a demandé si je pouvais lui donner plus d’éléments. Après avoir de plus en plus étoffé ce document, j’ai écrit 40 pages qui décrivent les personnages, les événements qu’ils traversent, l’identité de Mandragore, son but, quelques indices et les intrigues des premiers tomes. Cette bible était absolument nécessaire pour que l’architecture tienne jusqu’à la fin du sixième tome. Si on la relisait aujourd’hui, les grandes lignes des Effacés s’y trouveraient, même si l’écriture a fait évoluer des éléments comme la place de certains personnages. Stavroguine par exemple, n’était pas un personnage récurrent des derniers tomes, mais j’ai eu envie de lui donner une plus grande importance au moment de l’écriture. Cet attachement aux personnages, le désir de les voir revenir – en espérant que le lecteur les partage –, sont aussi très liés à la forme même de la série.

MM : Comment avez-vous réparti les éléments de résolution dans les différents tomes ?

BP : L’intrigue principale repose vraiment sur l’identité de Mandragore et sur sa lutte avec Destin, même si un fil rouge suit aussi l’évolution des personnages. L’objectif était de scinder cet arc principal en six parties en m’interrogeant sur le dosage des révélations, qu’il fallait disséminer sur l’ensemble. L’identité de Mandragore est suggérée à la fin du tome 4, où l’on apprend qui sont les effacés, pourquoi ils ont été réunis… Cette décomposition de l’arc narratif a été un travail déterminant qui n’était pas encore véritablement dans la bible. Si je l’avais fait dès le départ, il serait devenu caduc très vite puisqu’après chaque livre, je faisais le point sur les révélations passées et à venir, ce qui remettait perpétuellement en cause la répartition.

MM : Comment l’intrigue globale s’articule-t-elle avec celle de chaque tome ?

BP : C’est la grande question : peut-on lire un tome des Effacés indépendamment? Les quatre premiers volumes le permettent mais les deux derniers sont vraiment centrés sur Mandragore. Ils peuvent se lire seuls mais perdent de leur sens. L’aventure, l’action, et le suspense captent le lecteur mais il ne peut pas accéder à la quintessence de la série sans avoir lu le début. C’est de nouveau une question de dosage pour que le lecteur rentre dans l’histoire sans qu’il ne soit nécessaire de la lui résumer. Le but est de faire passer ces éléments par la narration. Je travaillais la préparation des romans sur des tableaux, avec une ligne par chapitre accompagnée de deux colonnes, une pour l’intrigue fil rouge et une pour celle du tome. A chaque fois, je me questionnais sur ce que la narration dénouait. A la fin du livre, dans une sorte de gymnastique, il faut que l’arc narratif global reste ouvert alors que celui du tome se referme.

Bertrand Puard

Bertrand Puard

Passionné de cinéma et de littérature policière, Bertrand Puard entre comme lecteur aux Éditions du Masque. Il fait ses débuts d’écrivain avec une nouvelle Et la lumière fut (1998) saluée par la critique. Encouragé par Serge Brussolo, alors directeur littéraire au Masque, il publie son premier roman, Musique de nuit, qui obtient le Prix du roman policier du festival de Cognac 2001. S’ensuivent plusieurs romans adultes et séries pour la jeunesse.

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quote-02-02-02Je crois beaucoup à la série. Ce format me permet de mettre en place des grandes machines pour développer mes personnages et mon intrigue sur un temps plus long, ce qui permet une autre gestion du suspense par exemple, puisque j’écris du thriller

MM : Vous effectuez un travail d’équilibriste entre ces deux intrigues mais aussi dans la façon de faire évoluer vos personnages. Comment manifestez-vous l’impact des événements sur leurs personnalités ?

BP : Les caractérisations des personnages contenues dans la bible reflètent à peu près leurs caractères finaux. C’est mon travail de réfléchir aux répercussions de ce que je fais vivre à mes effacés sur leur caractère. En les plaçant dans une situation, je cherche ce qu’elle a provoqué chez eux. Par exemple, je ne savais pas qu’Émile allait mourir dans le cinquième tome. Je l’ai décidé au début de l’écriture de ce volume par envie de transgresser l’interdit de tuer un héros. Mandragore aussi a été très intéressant à créer par sa dualité, avec un côté très humain et l’autre, proche de la machine. Dans une série, l’évolution des personnages est plus fluide, ils peuvent passer par beaucoup de phases sans que cela ne paraisse trop artificiel. Parfois, en lisant des livres dans lesquels les héros sont chahutés en tous sens, on trouve les situations un peu abracadabrantes. La série permet de les installer davantage et peut-être aussi de donner plus de cohérence à leurs actions et à leurs émotions.

MM : Les personnages se développent sur le long cours, mais en même temps, la chronologie des Les Effacés est assez ramassée…

BP : Exactement, le temps narratif des Les Effacés est très court. Les six tomes se déroulent sur six mois avec une ellipse de plusieurs mois entre les deux derniers, mais l’action de chaque livre se passe en quelques jours ou en quelques heures, ce qui montre aussi l’intensité de ce que vivent mes personnages. Je pense qu’une aventure des effacés ne peut pas durer deux mois. Il y a une sorte de précipitation de l’intrigue à chaque fois. L’histoire est plus longue que les six tomes, mais chaque volume est un moment d’accélération de ce qu’ils traversent. A la rédaction de chaque tome, je me demandais comment les personnages étaient sortis du précédent. Le cinquième tome est très éprouvant pour les effacés mais c’était un réel plaisir d’écriture.

MM : Ce plaisir se sent dans la narration mais aussi par différents clins d’œil : un personnage d’auteur, les héros qui mentionnent qu’ils pourraient se trouver dans un livre… Il y a un vrai jeu sur la forme.

BP : Ce jeu est global, notamment avec la mise en abyme : dans le sixième tome, l’aventure que les héros ont vécue dans le premier livre devient un film projeté en salle. La série permet aussi deux niveaux de lecture et je travaille vraiment de cette façon pour Les Effacés comme pour mon prochain projet. C’est pour cette raison que cette série a été lue par des lecteurs de 10 ans à… pas d’âge ! D’un côté, c’est un pageturner pour des lecteurs en quête d’action et de courses poursuites. De l’autre, le livre joue beaucoup sur l’intertextualité, repose sur une trame politique, un fond de littérature engagée. Je tiens beaucoup à ces deux niveaux de lecture, Cécile Térouanne aussi, car ils permettent de toucher un lectorat plus large. Peu de gens l’ont vu, mais Stavroguine est un personnage que j’ai emprunté à Dostoïevski. La façon dont je le présente physiquement et moralement, le rapport à sa famille, viennent des Démons, même s’il prend son propre envol par la suite. Beaucoup de détails de ce genre se retrouvent comme les emprunts des noms « Hennebeau » ou « Mouret» à Zola. Ces références me font plaisir sans gêner le lecteur et peuvent en amuser d’autres.

MM : Comment les placez-vous dans le texte ?

BP : Je passe beaucoup de temps à préparer mes livres en lisant de nombreux essais, des romans, de la presse… Chaque tome est construit à partir d’un fond documentaire assez important. Ces références reviennent souvent lors de l’écriture, sans être vraiment préméditées, sauf quelques-unes. Si j’ai envie de les intégrer, je réfléchis au pour et au contre avant de trancher. La fin du quatrième tome en huis clos se termine sur : « Eh bien, continuons », phrase tout à fait banale mais qui est la dernière réplique de la pièce Huis Clos de Sartre, que j’ai relue lors de la préparation. Comme je terminais sur Hennebeau et Destin qui continuaient leurs infamies, je l’ai utilisée pour clore le tome. Personne n’a vu la référence, qui pourra passer pour une coïncidence. Au fond, je m’amuse. Quand j’étais lycéen, en cours de français, je me suis beaucoup heurté à mes professeurs parce que je n’avais pas forcément la même perception des livres qu’eux et je le disais. Ces choix d’interprétation m’ont toujours fasciné dans la littérature ou dans l’étude de textes littéraires.

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quote-02-02-02L’œuvre de référence que j’ai à l’esprit, Les Rougon-Macquart de Zola, m’a amené à la littérature. La construction étendue de cette fresque familiale colossale sur 20 ans me fascine. J’aime l’idée de parvenir à composer un ouvrage grand et solide, qui laisse beaucoup d’espace temporel et spatial.

MM : Ces références se retrouvent dans Vol 1618, entre la mise en abyme du livre et les clins d’œil aux Les Effacés. Pourquoi avoir choisi de faire une séquelle ?

BP : Pour tout avouer, au départ, cette histoire était indépendante des Les Effacés. J’ai eu l’idée d’une disparition d’avion en octobre 2013, bien avant l’incident de la Malaysia Airline. J’avais présenté le projet à Cécile Térouanne, puis je l’avais finalement mis de côté pour me consacrer à ma nouvelle série. Au moment de la disparition du vol malais, elle m’a rappelé en rapprochant les événements de la proposition que je lui avais faite. Elle m’a demandé si je ne voulais pas m’y remettre et j’ai décidé de relever le challenge. Comme Les Effacés venaient de se terminer, je recevais beaucoup de mails qui réclamaient un autre livre. Créer un roman qui n’était a priori pas lié aux Effacés, dans lequel on découvre à la fin qu’on a suivi une de leurs opérations, m’a semblé stimulant. Le livre pouvait ainsi être lu par quelqu’un qui ne connaît pas la série. Il s’agissait vraiment d’un clin d’œil ; il n’est pas nécessaire que les personnages soient les effacés, comme en témoigne la série télévisée. La déclinaison de l’univers dans une séquelle ou une préquelle participe au plaisir d’écriture de la série. Les éditions de poche des Les Effacés vont dans ce sens, puisque des nouvelles inédites accompagnent les textes. L’effacement d’Ilsa et de Zacharie est raconté dans le quatrième tome, celui de Mathilde était paru dans Je Bouquine, celui de Neil avait été publié en version numérique avant de se retrouver à la fin du deuxième volume et, enfin, celui d’Émile sera à la fin du cinquième livre. Dans la nouvelle du sixième tome, le lecteur retrouve les effacés dans leur quotidien jusqu’à la préparation de l’opération de Vol 1618.

MM : Comment a été prise la décision de faire de ce livre unique une série télévisée ?

BP : J’ai écrit Vol 1618 en six jours et six nuits, même si je m’étais beaucoup documenté et que l’intrigue avait été élaborée en amont. A la relecture, j’ai pensé qu’une adaptation télévisuelle ou cinématographique serait intéressante, parce qu’on imagine bien un épisode ou un flash-back sur un personnage avant qu’il ne monte dans l’avion, scène qui s’alterne avec la réapparition des passagers à San Francisco. Il y avait déjà une forme de découpage, donc une fois que mon éditrice et moi avons eu le fichier définitif, je l’ai tout de suite envoyé à des maisons de production et l’une d’entre elles a répondu trois jours après pour poser une option sur le livre.

MM : Comment se passe le travail d’adaptation ?

BP : Il fallait en premier lieu gommer tout ce qu’il y avait autour des Les Effacés, ce qui a été facile puisqu’au départ, j’avais conçu l’histoire en dehors de cet univers. Il suffisait de trouver une autre motivation à l’intrigue qui ne soit pas les détournements de fonds d’Hennebeau et les comptes secrets. Dans un second temps, nous nous sommes questionnés sur la construction de la narration. Faisait-on un épisode en flash-back sur un personnage avant qu’il n’arrive dans l’avion, puis le suivant sur son arrivée à San Francisco ou les deux s’entrelaçaient-ils? Nous avons décidé de les mêler, en nous inspirant de True Detective(2)Nic Pizzolatto, Cary Fukunaga, HBO, 2014., série dans laquelle le discours des personnes interrogées par des policiers dans le présent est parfois contredit par le récit construit en flash-back. Enfin, comme nous passions d’un livre de 250 pages à une série télévisée de 8 épisodes de 52 minutes, les personnages secondaires ont pris plus de poids. Quelques passagers de l’avion ont été développés et vivent des aventures parallèles. Il a fallu inventer des intrigues secondaires dont chacune nourrit l’intrigue principale.

MM : L’intrigue du livre a donc été remodelée pour la série télévisée ?

BP : Oui, nous avions besoin d’un autre mobile pour le détournement, que nous avons travaillé sur le registre politique en observant notamment les événements qui se sont déroulés en Ukraine. Dans le document envoyé et diffusé aux producteurs, nous proposons un teasing. Nous ne donnons pas tous les éléments et nous ne révélons pas la fin de l’histoire même si nous la connaissons. Nous décrivons l’épisode pilote et son déroulé avec la présentation du mode de narration, les personnages principaux et les personnages secondaires et enfin une partie sous forme de questions/réponses à l’américaine sur ce que dit la série, pourquoi le numéro 1618, quel est le genre, si une suite est envisageable…

MM : Les Effacés vont être adaptés en bande dessinée…

BP : Je ne suis pas à l’origine de cette adaptation. Cécile Térouanne m’a proposé un jour de travailler sur ce projet ce qui m’a permis d’apprendre ce qu’était réellement le métier de scénariste de bande dessinée. Je croyais au départ qu’il s’occupait de la conception du scénario global et du contenu des bulles, alors qu’il travaille aussi le découpage, les points de vue, voire ce qui figure dans la case, en discussion avec les dessinateurs, bien sûr. C’était cohérent que je sois l’adaptateur parce que je peux glisser des petits détails de la série entière, susceptibles d’amuser le lecteur. Ce format permet aussi éventuellement de conquérir un autre public. La bande dessinée peut faire découvrir la série à des jeunes qui ne lisent pas de romans, qui vont y revenir pour connaître la suite parce que le rythme de publication est plus long en bande dessinée. Pour les lecteurs des Effacés, c’est une opportunité d’entrer dans l’univers graphique. J’avais vraiment envie que ceux qui ne connaissent pas la série vivent une aventure, mais que ceux qui l’apprécient puissent aller traquer dans les cases les détails, les indices et les références.

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VOL 1618
Entretien avec Bertrand Puard, propos recueillis et mis en forme par Marieke Mille, article paru dans la revue Lecture Jeune n° 154 (été 2015)
Bibliographie de Bertrand Puard

Romans pour la jeunesse

Série Les Compagnons du Sablier
  • Les Momies de Cléopâtre, Flammarion, 2008.
  • César contre-attaque, Flammarion, 2008.
Série Les Effacés
  • Les Effacés : Opération 1 – Toxicité maximale, Hachette Jeunesse, 2012.
  • Les Effacés : Opération 2 – Krach ultime, Hachette Jeunesse, 2012.
  • Les Effacés : Opération 3 – Hors-jeu, Hachette Jeunesse, 2012.
  • Les Effacés : Opération 4 – Face à face, Hachette Jeunesse, 2013.
  • Les Effacés : Opération 5 – Sombre Aurore, Hachette Jeunesse, 2013.
  • Les Effacés : Opération 6 – Station Dumas, Hachette Jeunesse, 2013.
  • VOL 1618, Hachette Romans, 2014.

Romans policiers

  • La Petite Fille, le coyote et la Mort, Librairie des Champs-Élysées, 2003.
  • Requiem pour Cézanne, Belfond, 2006.
Série Paul Kite
  • Musique de nuit, Librairie des Champs-Élysées, 2001.
  • Alice au pays des cauchemars, éditions du Masque, 2001.
Série La Galerie des mystères sous le pseudonyme de Brad Winter
  • Le Mannequin aux yeux jaunes, Librairie des Champs-Élysées, 2001.
Chroniques des brumes sous le pseudonyme d’Ewan Blackshore
  • La Crypte du pendu, Librairie des Champs-Élysées, 2001.
Série Les Mystères de la Tamise sous le pseudonyme d’Ewan Blackshore
  • La Crypte du pendu, éditions de la Sentinelle, 2002. Rééd. du 1er épisode de la série « Chroniques des brumes ».
  • Le Bourreau passe à minuit, My Lord, éditions de la Sentinelle, 2002.
  • Les Fantômes de Saint-Malo, éditions de la Sentinelle, 2002.
  • Les Ensorcelés de Berrymoor, éditions de la Sentinelle, 2002.
  • La Momie qui fredonnait, éditions de la Sentinelle, 2003.
  • Le Guignol sanglant des traboules, éditions de la Sentinelle, 2002.
  • On a volé le diplodocus du Roi !, éditions de la Sentinelle, 2003.
  • Le Manoir du serpent, éditions de la Sentinelle, 2003.
  • Les Croque-morts se cachent pour mourir, éditions de la Sentinelle, 2003.
  • Que le temps l’emporte !, éditions de la Sentinelle, 2004.

Roman

  • Liberty Street. Paris : Nouveau Monde, Éditions, 2008.

Roman historique

  • Le Secret des sept Sages, Flammarion, 2010.

References   [ + ]

1. La bible scénaristique est un document qui présente les personnages, l’intrigue et les éléments principaux d’une série (ndlr).
2. Nic Pizzolatto, Cary Fukunaga, HBO, 2014.

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