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La fantasy pour la jeunesse, stagnation ou mutation ?

Afin de poursuivre la réflexion menée lors de la journée d’étude sur la fantasy, Lecture Jeune a sollicité Anne Besson pour la rédaction d’un article sur les tendances de la fantasy jeunesse actuelle. Elle analyse cette abondante production qui se renouvelle sans cesse et son marché en pleine évolution.

Parmi les a priori générés par la fantasy, le postulat du caractère répétitif et stéréotypé de ses publications revient si continuellement qu’il apparaît incontournable à qui prétend se pencher sur l’état contemporain de ce genre. Pour une bonne part d’ailleurs, il est indiscutable : petit(e)s sorciers/sorcières surdoué(e)s et jeunes dragonniers semblent bien, depuis une quinzaine d’années, s’être multipliés au point d’envahir littéralement les rayons des librairies et des bibliothèques, avec les volumes innombrables de leurs aventures en série. Rien de plus normal qu’un tel constat concernant une littérature « de genre » (dont le contrat de lecture impose le respect d’un certain nombre de codes) et de « grande diffusion » (dont le modèle économique ne valorise pas la prise de risque), à plus forte raison quand elle vise les jeunes lecteurs, réputés à tort ou à raison plus sensibles à la familiarité rassurante des héros récurrents et des scénarios immuables. Au fil des générations, les mêmes reproches ont pu être formulés à l’égard des ouvrages des Bibliothèques roses ou vertes, dont les emblématiques séries d’Enid Blyton, ou plus tard des déclinaisons de collections type « Chair de Poule » dans les années 1990. A son tour, la production actuelle de fantasy s’avère largement tributaire de quelques grands ancêtres (Tolkien, Lewis, Rowling de façon plus récente mais décisive) dont les succès, pérennes ou foudroyants, ont créé des modèles à l’influence omniprésente : nombre d’auteurs tentent d’en reproduire les recettes.

Nous n’entendons donc pas contester l’évidente homogénéité (ou le monolithisme !) de la fantasy, d’autant moins que la spécificité du genre, dans ce contexte rapidement brossé de la culture de masse contemporaine, consiste précisément en une valorisation explicite de sa tendance à la reprise éternelle des mêmes motifs, relue positivement comme inscription dans une tradition, comme le prolongement des plus anciennes fictions, contes, mythes et légendes, jusqu’au public qui les découvre aujourd’hui – ou comment, du stéréotype, faire un archétype… Cependant, il est tout aussi indéniable que l’extraordinaire vitalité du genre entraîne son renouvellement permanent, et que son expansion, ne serait-ce que quantitative, l’amène à explorer de nouveaux territoires. Nous nous proposons d’examiner ces inflexions sur un corpus d’ouvrages édités en France récemment (2009-2011), cette période, charnière, témoignant d’une volonté de mutation susceptible d’éviter au genre tout essoufflement prévisible à court ou moyen terme.

 

Pourquoi changer une recette qui marche (encore) ?

Bien sûr, la transformation est progressive, et n’affecte pas directement certains points forts du genre. D’abord, il faut tenir compte de l’importante inertie des grands ensembles romanesques à succès, voués à se prolonger dès lors que le public ne montre aucun signe de lassitude : une série comme Tara Duncan(1)http://www.taraduncan.com/ de Sophie Audouin-Mamikonian, extrêmement populaire, en donne un bon exemple. Débutée en 2003, et alors présentée comme la petite cousine française de Harry Potter, la série compte un nouveau volume chaque année (8 en 2010, le neuvième annoncé pour 2011), et elle a su, quoi qu’on puisse en penser par ailleurs, se détacher de l’ombre de Rowling, au départ écrasante, pour prendre une nouvelle ampleur depuis 2010, à travers une exploitation multimédiatique ingénieuse – série animée pour la télévision sur des scénarios inédits, faisant à leur tour l’objet de novélisations, si bien que deux ensembles d’ouvrages se présentant comme des épisodes de Tara Duncan coexistent actuellement, les épais grands formats d’origine, les petits poches plus récents. Et la dynamique romancière vient par ailleurs d’investir le créneau porteur du fantastique avec une nouvelle saga sur le thème du loup-garou, Indiana Teller ! Le cycle L’Héritage(2)http://www.eragon.fr/ de Christopher Paolini est à peu près contemporain des Tara, avec son premier volume, Eragon, paru en 2003 aux États-Unis et déjà vendu à un million d’exemplaires quand ses droits de traduction se sont négociés à la Foire du livre de Francfort en 2004 : ce succès était alors venu confirmer que le « phénomène Harry Potter » ne serait pas un simple feu de paille. Très marqué par des influences antérieures (celles de Tolkien et des Dragons de Pern d’Ann McCaffrey pour l’essentiel), l’ensemble est lui aussi toujours en cours : longtemps annoncé comme une trilogie, il devrait en effet comporter finalement quatre volumes…

On pourrait multiplier les exemples de ces « œufs d’or » justifiant de ne pas tuer la poule qui les produit. Mais plus largement, dans les ouvrages récents, qui le plus souvent ambitionnent de se prolonger à leur tour en cycles et séries, de grands modèles narratifs demeurent à l’œuvre, inchangés – il est vrai qu’ils relèvent de ces archétypes du récit mentionnés plus haut, issus de traditions merveilleuses archaïques et toujours poursuivies. Ainsi les héros et héroïnes continuent-ils imperturbablement de se découvrir une identité cachée et des pouvoirs électifs à l’orée de leurs aventures : c’est le cas de Jack Spark, personnage éponyme de Victor Dixen, qui se révèle appartenir à la diabolique espèce des « Fés » ; de Mélanie, dans Entremonde d’Hiromi Goto, adolescente à problèmes, une mère dépressive et un père inconnu, en fait miraculeusement conçue dans le purgatoire qui sépare les mondes, où aucune vie n’est censée pouvoir se développer ; de Josh et Sophie, dans Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel de Michael Sott, au cœur d’une prophétie engageant l’avenir du monde ; d’Alcatraz Smedry, sarcastique héros de la série de Brandon Sanderson, qui précisément joue sur la trame usée jusqu’à la corde de l’orphelin-depuis-toujours-confronté-à-des événements-bizarres, qui apprend son appartenance à un monde magique et découvre ses nouveaux pouvoirs… Citons encore, pour donner une idée de la diversité possible des variations sur un unique motif, Cœur de Jade, Lame du Dragon, de Kristoff Valla, où dès le prologue la jeune Su Yi est reconnue, par nul autre qu’un dragon, comme porteuse de « la Marque » qui en fait l’élue ; ou, pour plus jeunes lecteurs (à partir de 9 ans), Le Voleur de Magie¸ premier volume du cycle de Wellmet de Sarah Prineas : le jeune Conny, petit voleur des bas-fonds, devient l’apprenti d’un mage après qu’il a par hasard dévoilé des aptitudes exceptionnelles.

Les héros, enfants, adolescents, plus rarement jeunes adultes, s’avèrent donc invariablement « héritiers » d’un destin (qui sera le prochain héritier ? c’est toute la question pour la famille Wildenstern dans les romans d’Oisin McGann), destin qui les met en contact avec un monde merveilleux : c’est le résumé qu’on peut donner du très réussi premier volume des Fablehaven de Brandon Mull (un frère et une sœur apprennent que leur mystérieux grand-père est le gardien d’un sanctuaire pour créatures merveilleuses) – et rien n’interdit de voir dans un tel scénario un reflet métafictionnel de l’avenir du genre, si marqué par la problématique du respect des codes et de la tradition léguée. Le modèle de la « formation », dans le cadre d’une relation pédagogique et/ou d’une quête initiatique, est lui aussi toujours aussi prégnant : les Lunes de Pandor de Ménéas Marphil ont pu être jugés un peu trop proches des Harry Potter par sa mise en scène des élèves d’une école de magie ; le camp de vacances de Jack Spark accueille quant à lui plutôt des jeunes marginaux, tandis que le cadre pseudo-médiéval des Haut Conteurs de Patrick McSpare et Oliver Peru impose une relation plus directe de maître à disciple entre Roland et ses mentors. Nous aurons l’occasion de retrouver certains de ces titres, qui tous possèdent des traits les distinguant de plates démarcations des modèles existants.

 

Un marché en perpétuel renouvellement

Mais il convient d’abord de donner une idée du paysage éditorial qui accueille ces ouvrages et qui, ces dernières années en France, connaît de rapides transformations affectant directement ce qui est susceptible d’être publié à destination des jeunes et/ou des jeunes adultes. De grandes maisons d’éditions ont décidé d’investir plus franchement ce secteur : lancement en 2007 de « Baam(3)http://www.editions-baam.fr/ ! », label jeunesse-imaginaire chez J’ai Lu (Flammarion), ou de Castelmore(4)http://www.castelmore.fr, en 2010, par le principal éditeur français spécialisé en fantasy, Bragelonne. Mango, racheté par le groupe Fleurus en 2003, s’aventure davantage depuis 2009 dans la publication de grands formats hors collection, sous l’impulsion d’Audrey Petit (directrice des collections J’ai Lu « Fantasy », de Mango « Autres Mondes » et du label « Orbit »).

Á côté de ce mouvement qui va plutôt dans le sens de la concentration, par investissement d’un ex-« marché de niche » par des maisons puissantes, de nouveaux petits éditeurs apparaissent. L’importance de la micro-édition, et le renouvellement des acteurs qui accompagne leur fragilité économique, constituait déjà une caractéristique notable des genres de l’imaginaire en France, mais on constate depuis 5 ans environ que les créations se concentrent sur le secteur des adolescents et jeunes adultes : les éditions Mic-Mac(5)http://www.editions-micmac.com, sises à Châtellerault depuis 2007, se développent dans la publication de romans et abordent la fantasy (La Révolte des peuples de l’eau d’Hélène Gloria, dans la rubrique « Autres mondes » du catalogue) ; la collection « Oskar Fantasy(6)http://www.oskareditions.com » est de façon similaire venue enrichir en mars 2010 l’offre de cette maison d’édition jeunesse généraliste. Les éditions de L’Homme sans nom(7)http://www.editions-hsn.fr, créées en 2009 et qui publient cette année plusieurs ouvrages, dont l’innovant Cycle d’Alamänder d’Alexis Flamand, ne visent pas quant à elles explicitement les adolescents, même si les visuels de couverture et/ou l’âge des personnages laissent à penser que ce lectorat est privilégié. Enfin, deux éditeurs de jeux, Scrinéo et Matagot, proposent des romans, respectivement depuis 2010 (Scrinéo Jeunesse(8)http://www.scrineo-jeunesse.com) et 2009 (Matagot/Nouvel Angle(9)http://www.matagot.com), reprenant une synergie qui avait été à l’origine de l’édition de fantasy en France, avec la création de Mnémos en 1995 au sein de Multisim(10)Multisim (1992-2003) était un groupe de sociétés d’édition et de production spécialisé dans le jeu de rôles, la littérature fantastique et de science-fiction et le jeu vidéo..

Une telle multiplication de l’offre permet de comprendre que le marché de la fantasy pour la jeunesse, largement dominé par Gallimard, est l’objet de toutes les convoitises. Un segment de marché semble encore davantage focaliser les attentions : celui des romans crossover, visant adolescents et jeunes adultes dans le but de remporter un succès transgénérationnel comparable à celui des Harry Potter ou des Twilight – les phénomènes récents de ce type appartiennent bien aux genres de l’imaginaire. Le superbe Livre des choses perdues de John Connolly est ainsi paru aux éditions de l’Archipel en 2010, dans deux collections et sous deux couvertures, pour adultes et jeune public. Cette année, les premiers volumes des Sept Royaumes de Cinda Williams Chima, cycle de facture tout à fait classique (séduisant jeune brigand aux pouvoirs révélés, princesse rebelle contrainte à la fuite, réveil de forces millénaires) a connu le même destin, publié simultanément par Castelmore et Bragelonne. Une veine sentimentale, susceptible d’attirer les jeunes filles comme les moins jeunes femmes, continue sa percée, plutôt du côté du fantastique « vampirique » avec les séries de bit-lit (Orbit, Milady/Bragelonne) ou franchement du côté des séduisantes héroïnes de la fantasy (Le Royaume empoisonné de Celine Kiernan, ou les romans de Kristin Cashore, comme Graceling ou Rouge).

 

Hybridations inédites

Ces développements du marché offrent un espace d’expression à une nouvelle génération d’auteurs français et permettent une véritable diversification de l’offre. Bourré d’humour et de références, le roman d’Alexis Flamand n’hésite pas ainsi à afficher fièrement en quatrième de couverture « Dites adieu aux orques, aux elfes et aux dragons ». Le renouvellement des codes, qui là encore suit des tendances de la fantasy pour adultes, mais les déborde par sa vitalité, se traduit par l’intégration rapide d’un syncrétisme générique : du fantastique (voire de l’horreur) mais aussi de l’humour, du roman policier ou du roman historique viennent se mêler au répertoire thématique habituel du genre et ne le laissent pas intact. La carrière de Fabrice Colin illustre déjà depuis plus de dix ans une telle variété d’inspirations, mais il est de moins en moins seul dans ce cas… Les Haut Conteurs de McSpare et Peru se présentent ainsi comme une suite d’enquêtes (policier) impliquant des mages-bardes médiévaux (fantasy) à la poursuite de vampires et de goules (fantastique). L’effroi semble de plus en plus présent, accompagnant le vieillissement du lectorat ou bien le retour en grâce des vampires et autres loups-garous, dans des romans parfois éprouvants (Jack Spark, Entremonde, Le Prix de la magie de Kathleen Duey). La Saga des Wildenstern d’Oisin McGann ou surtout les Alcatraz de Brandon Sanderson choisissent en revanche de tempérer leurs incursions dans les massacres familiaux ou les invasions de squelettes par un humour très présent, jouant sur une prise de distance explicite avec les codes de lecture habituels, la dénonciation des « trucs » d’écriture et des fausses vérités sur les héros.

Si le mode de renouvellement consistant à varier le décor des aventures, leur ancrage spatio-temporel, n’est pas toujours pleinement convaincant (Abracadagascar de Ménéas Marphil tire ses meilleurs effets de son ancrage dans l’océan indien, mais Eon, le dernier dragon d’Alison Goodman ou Cœur de Jade, Lame du Dragon, investissent parmi bien d’autres, un Orient qui perd de ses mystères), des croisements originaux de traditions, entre histoire et légende, ont pu donner naissance à des univers singuliers : Bosch, Escher et la circulation karmique pour Hiromi Goto, l’Ankou breton, la Grande guerre et la peinture flamande pour François Place et sa Douane Volante, la retraite de Russie, le siège de Stalingrad, les sagas norroises et le chamanisme pour Le Chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat. Humour et poésie peuvent enfin se rejoindre pour des ouvrages qui, tout en s’inscrivant parfaitement dans des codes choisis du genre, semblent les considérer avec une distance presque nostalgique, avec un respect émerveillé qui invite à les préserver : Brandon Mull et son Fablehaven, « havre » secret, refuge du merveilleux, John Connolly et sa variante sur le monde qui contient toutes les histoires et que rejoignent les petits garçons malheureux, Alexis Flamand et sa jubilation à multiplier les clins d’oeil à Jack Vance ou Arthur C. Clarke.

Mais la plus grande des mutations, que je ne ferai qu’aborder car elle excède le champ de mes compétences pour relever de la sociologie ou de l’anthropologie culturelle, c’est l’émergence d’un public « participatif », d’une nouvelle génération de lecteurs qui sont aussi critiques (dans des forums, des blogs), auteurs surtout (de fanfictions ou de fictions tout court), ou encore « bêta-readers » (lecteurs/correcteurs des productions de leurs pairs) et artistes (produisant des illustrations, des bandes dessinées, des vidéos)… autant d’activités amateur mais bouillonnantes, et là encore essentiellement concentrées autour de récits dominés par la fantasy, genre qui concentre décidément les grandes tendances d’évolution récente des pratiques d’édition et de consommation. Écrire de la fantasy, comme le font tant de jeunes gens aujourd’hui avec plus ou moins de bonheur, c’est dans tous les cas attester d’une familiarité et d’une maîtrise des codes que chacun s’approprie et remet en jeu, et, sans doute, chercher sa voie, trouver sa voix, par le biais de cet imaginaire partagé qui exclut largement les adultes de plus de 35 ans – même si cet âge ne cesse de reculer à mesure que les fans vieillissent sans délaisser leurs premières amours. Mais ceci est une autre histoire, qui sera racontée une autre fois… pour citer en guise de mot de la fin le leitmotiv de L’Histoire (justement) sans fin de Michael Ende, un roman qui, dès 1979, annonçait la fascination provoquée par le prodigieux pouvoir de renouvellement de ces romans-mondes comme de ce monde des récits.

besson

Anne Besson

est maître de conférences en Littérature Générale et Comparée à l’Université d’Artois (Arras), spécialisée dans la science-fiction et la fantasy, en particulier sous leur forme d’ensembles romanesques. Elle y a consacré sa thèse, parue chez CNRS Editions sous le titre D’Asimov à Tolkien, cycles et séries dans les littératures de genre. Co-fondatrice de l’association Modernités médiévales, elle a consacré plusieurs articles à l’influence de Tolkien ou encore aux corpus récents de fantasy jeunesse.



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Par Anne Besson, article paru initialement dans la revue Lecture Jeune n° 138 (juin 2011)
Quelques publications d'Anne Besson

Ouvrages

D’Asimov à Tolkien, cycles et séries en littérature de genre, Paris, CNRS Editions « Littérature », 2004.

La Fantasy, Paris, Klincksieck « 50 questions », 2007.

 Articles

• « La Naufragée, une écriture de la dérive, fortune et infortunes du chant », dans Littérature et psychanalyse, Relief, Vol. 4, N° 1, 2010, p. 58-71.

• « La Réception britannique de Michael Morpurgo, l’heureuse convergence de la littérature et de l’éducation », La Revue des livres pour enfants, n° 250, 2009, p. 97-102.

• « Alice, Adèle, lectures croisées de Lewis Carroll et de Claude Ponti », Prisme, n° 43, Montréal, Université de Montréal, 2004, p. 186-192.

• « Alice, Nancy, “les amantes de l’ailleurs” », Les Annales des amis de la société Louis Aragon et Elsa Triolet, n° 5, 2003, p. 43-51.

• « Alice », Dictionnaire des mythes féminins, sous la direction de Pierre Brunel, Paris ; Monaco, Editions du Rocher, 2002, p. 70-76.

• « La fantasy pour la jeunesse », Textes et documents pour la classe « La fantasy », coordonné par Jacques Baudou, CNDP, n° 967, 1er janvier 2009.

• « Ensembles romanesques et genres populaires, proposition de formulation », in La Revue des livres pour enfants (CNLJ-La Joie par les livres, BNF), n° 256, déc. 2010, dossier « Livres en série » sous la direction de Matthieu Letourneux, p. 99-106.
Ensembles cités dans l’article(11)Corpus arrêté en avril 2011 ; les traductions sont toujours de l’anglais.

• Audouin-Mamikonian, Sophie, Tara Duncan, t. 1 Les Sortceliers, Seuil Jeunesse, 2003, t. 2 Le Livre interdit, Seuil Jeunesse, 2004, t. 3 Le Sceptre maudit, Père Castor Flammarion, 2005, t. 4 Le Dragon renégat, Père Castor Flammarion, 2006, t. 5 Le Continent interdit, Père Castor Flammarion, 2007, t. 6 Dans le piège de Magister, XO éditions, 2008, t. 7 L’Invasion fantôme, XO éditions, 2009, t. 8 L’Impératrice maléfique, XO éditions, 2010.

• Cashore, Kristin, Graceling (trad.), Orbit, 2009 ; Rouge (trad.), Orbit, 2010.

• Chima, Cinda Williams, Les Sept royaumes (trad.), Castelmore, Bragelonne, t. 1 Le Roi Démon, 2010, t. 2 La Reine exilée, 2011.

• Connolly, John, Le Livre des choses perdues (trad.), L’Archipel (coll. adulte et jeunesse), 2009.

• Dixen, Victor, Le Cas Jack Spark, éditions Jean-Claude Gawsewitch, t. 1 Eté mutant, 2009, t. 2, Automne traqué, 2010, t. 3, Hiver nucléaire, 2011.

• Duey, Kathleen, Le Prix de la magie (trad.), Castelmore, t.1 L’Epreuve, 2010, t. 2 Le Choix, 2011.

• Flamand, Alexis, Le Cycle d’Alamänder, t. 1 Le T’sank, Editions de L’homme sans nom, 2011.

• Gloria, Hélène, La Révolte des peuples de l’eau, Editions Mic-Mac, 2010.

• Goodman, Alison, Eon et le douzième dragon (trad.), Gallimard Jeunesse, 2009.

• Goto, Hiromi, Entremonde (trad.), Baam !, 2010.

• Kiernan, Celine, Le Royaume empoisonné (trad.), Orbit, 2010.

• Marphil, Ménéas, La Fabuleuse Histoire des lunes de Pandor, Au Diable Vauvert, t. 1 Abracadagascar, 2008, t. 2 Le Sceau de Cyané¸ 2009, t. 3 Les Secrets de Gaïa, 2009.

• McGann, Oisin, La Saga des Wildenstern (trad.), Mango, t. 1 Voraces, 2010, t. 2 Féroces, 2011.

• McSpare Patrick et Oliver Peru, Les Haut Conteurs, Scrinéo Jeunesse, t. 1 La Voix des rois, 2010, t. 2 Roi vampire, 2011.

• Mourlevat, Jean-Claude, Le Chagrin du roi mort, Gallimard Jeunesse, 2010.

• Mull, Brandon, Fablehaven (trad.), Nathan, t. 1 Le Sanctuaire secret¸2009, t. 2 La Menace de l’étoile du soir, 2010, t. 3 Le Fléau de l’ombre, 2010, t. 4 Le Temple des dragons, 2011.

• Paolini, Christopher, L’Héritage, (trad.), Bayard Jeunesse, t. 1 Eragon, 2003, t. 2 L’Héritier, 2006, t. 3 Brisingr, 2009.

• Place, François, La Douane volante, Gallimard Jeunesse, 2010.

• Prineas, Sarah, Le Voleur de Magie (trad.), Gallimard Jeunesse, Livre 1, 2009, Livre 2, 2010.

• Sanderson, Brandon, Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires (trad.), Mango, 2009, Alcatraz contre les ossements du scribe (trad.), 2010.

• Scott, Michael, Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel (trad.), Pocket Jeunesse, t. 1 L’Alchimiste, 2008, t. 2 Le Magicien, 2009, t. 3 L’Ensorceleuse, 2009, t. 4 Le Nécromancien, 2011.

• Valla, Kristoff, Cœur de Jade, Lame du Dragon, Matagot/Nouvel Angle, t. 1 Le Secret des masques, 2010, t. 2 Les Brumes des sources jaunes, 2011.

References   [ + ]

1. http://www.taraduncan.com/
2. http://www.eragon.fr/
3. http://www.editions-baam.fr/
4. http://www.castelmore.fr
5. http://www.editions-micmac.com
6. http://www.oskareditions.com
7. http://www.editions-hsn.fr
8. http://www.scrineo-jeunesse.com
9. http://www.matagot.com
10. Multisim (1992-2003) était un groupe de sociétés d’édition et de production spécialisé dans le jeu de rôles, la littérature fantastique et de science-fiction et le jeu vidéo.
11. Corpus arrêté en avril 2011 ; les traductions sont toujours de l’anglais.

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