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Les prix littéraires jeunesse font-ils lire les adolescents ?

Sonia de Leusse-Le Guillou : Les prix littéraires familiarisent-ils les jeunes à la lecture – directement ou indirectement – et préviennent-ils ainsi l’illettrisme en créant des habitudes de lecture ou en dédramatisant cette pratique ? A cette table ronde, des prix, qui sont décernés en France et à l’étranger, vont exposer leur fonctionnement et leurs médiations, avec des exemples aussi divers que le prix littéraire des lycéens et apprentis de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, présenté par Elise Deblaise, le prix suisse RTS littérature ados, Lire Délire, qui a la particularité d’avoir été créé par une chaîne de télévision, dont parlera Aline Moser, un prix francophone pour des élèves de langue allemande, le prix des Lycéens Allemands que Margret Schulz va nous faire connaître et enfin, le prix Farniente, remis par une association belge représentée par Brigitte Stevens et Jacqueline Loss.

 

SLG : La première table ronde exposait le travail de sélection des livres. Or, la question de la médiation se pose généralement dès cette étape, puisque la liste des titres en lice induit la forme qu’elle prendra. Le prix PACA a notamment pour particularité de sélectionner exclusivement de la littérature générale. Pourquoi ?

Elise Deblaise : Le prix PACA sélectionne chaque année 10 romans et 10 bandes dessinées, dits « pour adultes ». De nombreux débats ont opposé des enseignants et des documentalistes, car ceux des lycées professionnels arguaient que la littérature générale ne serait pas accessible à leurs élèves, souvent faibles lecteurs. Or, ces adolescents sont à une période charnière de leur vie : nous avons choisi de les considérer comme des adultes plutôt que comme des enfants. Il se trouve que notre décision s’est avérée judicieuse, y compris pour les élèves de lycées professionnels, qui se sont rapidement emparés du prix.

 

SLG : Autre élément central du prix, des ateliers de création sont proposés aux jeunes…

ED : … pour les accompagner, oui, car la médiation est essentielle. A partir d’un ou plusieurs thèmes de la sélection, des ateliers d’écriture, de théâtre et de création graphique sont montés. Laissées au libre choix des enseignants, quinze heures d’ateliers artistiques sont ainsi prévues, dont les maîtres mots sont « faites-vous plaisir » et surtout «faites plaisir à vos jurés».

 

SLG : La notion de plaisir constitue-t-elle le cœur du Prix Farniente ?

Brigitte Stevens et Jacqueline Loss : Effectivement, le prix Farniente offre symboliquement un hamac à l’auteur primé, image de la lecture au soleil ! Mais le « plaisir de lire» − formule très utilisée de nos jours – est mis en avant dans les objectifs de tous les prix qui souhaitent s’affranchir de la lecture comme apprentissage scolaire. Le prix Farniente se tient en Belgique francophone, mais nous ne voulions pas d’un nom français ou néerlandais. Pour rendre compte de l’aspect multiculturel du pays, nous avons donc opté pour un mot étranger qui rendait hommage aux communautés italiennes installées ici. De plus, ce terme n’est pas défini comme « ne rien faire » dans le dictionnaire, mais est synonyme de « douce oisiveté ». Notre nette volonté d’ancrer la lecture dans les pratiques de loisirs donne le mot d’ordre pour l’organisation du prix, même si nos thèmes littéraires sont, pour leur part, rarement drôles.

 

SLG : Margret Schulz, le prix des Lycéens Allemands valorise aussi la lecture francophone comme un loisir, mais dans un tout autre but.

Margret Schulz : Organisé par l’ambassade de France, ce prix vise la promotion de la langue et de l’enseignement du français en Allemagne. Nous ciblons donc essentiellement des lycéens mais aussi les enseignants, car les jeunes ne peuvent participer individuellement. Le projet leur permet ainsi de lire de la littérature francophone authentique, belge ou canadienne incluses, même si cela pose ensuite la question du transport de l’auteur. Comme pour le Goncourt des Lycéens, le choix émerge d’abord d’un débat dans l’établissement pour être ensuite défendu aux niveaux régional puis fédéral. Les jeunes disposent de 4 mois pour lire 4 livres hors programme en français. En 2012, environ 350 établissements se sont inscrits, soient 4 500 élèves, ce qui correspond aussi à quelque 6 000 livres vendus en Allemagne sur le seul motif de leur présélection, distribués par notre partenaire Klett(1)Klett est un éditeur allemand qui importe les livres pour les vendre aux lycéens et enseignants participants et qui subventionne le prix à hauteur de 5 000 euros à remettre au lauréat – somme que les ministères de l’Education allemands ne pourraient se permettre de débloquer..

 

SLG : Aline Moser, c’est une émission de télévision qui porte le prix RTS Littérature ados, Lire Délire, n’est-ce pas ?

Aline Moser : Effectivement, la Radio Télévision Suisse(2)Anciennement TSR, Télévision Suisse Romande. a fondé ce prix qui a l’originalité d’articuler la promotion de la lecture et l’éducation aux médias. L’enjeu est important pour la génération qui arrive, constamment confrontée aux écrans et dont on prétend qu’elle ne lit plus. Il s’agit pour nous de comprendre comment, grâce à un média que les jeunes affectionnent, l’image du livre peut changer. La RTS poursuit un double but depuis environ 8 ans : faire connaître la littérature jeunesse et promouvoir la lecture auprès des adolescents. A chacune de nos émissions, une classe présente l’un des 7 ouvrages sélectionnés pour le prix. Les élèves doivent réaliser un clip vidéo pour donner envie de lire le récit et un mini-reportage sur l’une de ses thématiques. L’ossature de l’émission est ensuite assurée par des discussions : les jeunes débattent du livre et des thèmes. Ce travail permet de questionner le livre par rapport aux autres médias : qu’est-ce qu’il dit que l’image ne dit pas ou manifeste autrement ? Qu’est-ce que la fiction raconte qu’un reportage ne montre pas ? Qu’est-ce qu’un débat critique apporte de plus qu’un simple « j’aime/j’aime pas » posté sur les réseaux sociaux ?

 

SLG : Ces émissions, qui contribuent à changer l’image de la lecture, ne sont-elles pas contraignantes par leur nature même ? Ne touchent-elles pas plus les forts lecteurs ?

AM : Toute la difficulté réside dans l’équilibre entre le fait de susciter l’attrait des faibles lecteurs et de conserver l’intérêt de ceux qui sont plus à l’aise. Il n’est pas évident de médiatiser la lecture, même grâce à la télévision. Souvent, les moins bons lecteurs sont très motivés par le clip vidéo, mais se retrouvent moins dans la préparation du reportage ou dans le débat critique qui font appel à des compétences plus scolaires. Les élèves qui participent s’investissent beaucoup : l’exercice n’est pas facile, et effectivement plus accessibles aux bons lecteurs. Les classes qui y parviennent sont tirées par des professeurs motivés. Les émissions ne se feraient pas sans eux. Quant aux jeunes qui s’inscrivent pour le jury, ils le font individuellement, bien souvent encouragés par leur bibliothécaire ou leur enseignant. Nous touchons alors effectivement plutôt les bons lecteurs car ils doivent lire les 7 livres et être capable d’en débattre lors des délibérations.

 

SLG : Vos prix s’inscrivent dans une optique de dédramatisation du livre et de la lecture. Sur quels présupposés repose cet objectif et comment vous y prenez-vous concrètement ?

ED : L’important est que les élèves se frottent eux-mêmes à la création pour comprendre le processus qui gouverne celle des autres. Pour chaque établissement, nous bâtissons un partenariat avec des professionnels du livre locaux − bibliothèque du quartier, libraires – capitaux dès le début, car ils présentent les titres à l’équipe pédagogique. Mais l’essentiel reste la rencontre avec l’écrivain. Nous nous assurons donc que l’auteur se déplacera avant de sélectionner définitivement un titre. Chaque établissement reçoit un auteur de roman et un auteur de BD dont la venue est annoncée très tôt afin de préparer l’entretien. Il ne s’agit pas d’une conférence, mais bien d’un échange. Nous insistons sur la confrontation des jeunes avec un véritable auteur – ce dont ils n’ont pas l’habitude – qui les rendent, lui et donc son texte, accessibles. Nous organisons alors deux grands forums de discussions entre auteurs et jurés, suivis de buffets qui sont l’occasion d’échanges plus informels et participent à désacraliser le monde de l’édition.

 

SLG : La rencontre avec un auteur est également centrale dans le prix des Lycéens allemands.

MS : Elle est primordiale : outre d’autres critères plus littéraires, nous ne présélectionnons un livre que si son auteur peut se déplacer au moins une semaine en automne dans toute l’Allemagne car la discussion avec lui, en français, fait partie intégrante du projet. Mais les auteurs doivent être rémunérés pour ce genre de déplacement, ce qui nous contraint financièrement : nous ne pouvons pas inviter plus de 4 écrivains, sans compter que ces derniers, parce qu’ils ont un autre métier ou sont déjà engagés ailleurs, ne peuvent pas toujours se déplacer. Elise Debaise, payez-vous les auteurs que vous invitez ?

ED : Oui, nous avons un souci très aigu de tous les acteurs de la chaîne du livre.

MS : C’est une de nos contraintes financières qui me conduit à restreindre les rencontres à un seul auteur par classe malgré la demande des enseignants qui en souhaiteraient davantage.

AM : Nous sensibilisons les jeunes au fait que derrière chaque livre il y a un auteur – qu’ils rencontreront bien sûr lors de la remise du prix. Mais dès le départ, nous leur expliquons qu’ils ont une responsabilité car la récompense a un impact sur la vie de l’écrivain. Pour leur faire prendre conscience de leur rôle, je leur précise que le lauréat se voit remettre la somme de 5 000 francs suisses, soit deux mois de salaire, que l’auteur peut ainsi consacrer à l’écriture. Cette explication concrète permet aux jeunes de saisir la réalité ; c’est une façon d’éduquer et de changer le rapport au livre.

 

SLG : Dans certains prix, les élèves ne doivent pas nécessairement lire tout le livre, ils peuvent se contenter de le feuilleter. Est-ce une façon de les familiariser malgré tout ?

MS : Peut-être, mais c’est entièrement du fait des professeurs. Les enseignants allemands sont un peu moins indépendants que leurs homologues français, mais nous évitons cependant de leur donner des prérogatives. J’invite les professeurs à faire lire l’ensemble des livres par chaque élève mais on réalise en se déplaçant sur le terrain que tous ne lisent pas l’intégralité de la sélection. On ne peut pas forcer qui que ce soit à tout lire sous peine d’exclusion du prix : nous œuvrons en proposant des dossiers pédagogiques complémentaires pour faciliter l’approche en classe. Nous ne pouvons pas empêcher les élèves de voter, même s’ils n’ont pas tout lu.

BS/JL : Le prix Farniente est confronté à la même difficulté : les participants ne sont pas obligés d’avoir lu tous les livres pour voter. Cette approche est écrite dans nos statuts, car nous ne voulons imposer aucune contrainte. Pour contrer ce problème, nous avons mis en place un système de vote par pondération : plus un jeune a lu de livres, plus il a de points à donner à son favori(3)Le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine présenté lors de la première table ronde, p. 11-16, fonctionne également avec un vote par pondération.. Nous disposons d’un logiciel sur notre site qui calcule et corrèle toutes les données. Cependant, nous ne surveillons pas ce que les jeunes affirment lors du vote, nous leur faisons confiance.

 

SLG : Le prix garde donc un sens même si les jeunes n’ont pas lu toute la sélection…

ED : Chez nous, 15 à 20 % des jeunes ne votent pas. Par ailleurs, le site Internet nous permet d’analyser les pratiques de lecture avec une certaine acuité : en 2012, 23 % des participants n’avaient lu qu’un livre ou aucun, 61 % en avaient lu entre 2 et 4, et seulement 16 % avaient tout lu. Pour les BD, 11 % seulement n’avaient lu qu’un livre ou aucun, contre 53 % qui en avaient lu entre 2 et 4 et 37 % qui avaient tout lu. Ces chiffres sont globalement moyens, ils étaient meilleurs l’année précédente.

 

SLG : Les remises de prix honorent les auteurs, mais également les jeunes eux-mêmes, qui participent activement.

AM : Oui, nous avons un prix subsidiaire, le Délire d’Or. Il est décerné par les internautes qui récompensent le meilleur clip réalisé par les jeunes. Il permet ainsi de valoriser le travail des classes.

BS/JL : La remise est organisée avec beaucoup d’humour, les auteurs invités ne savent pas, en arrivant, s’ils ont gagné. Nous choisissons à dessein un samedi, car les jeunes n’ont pas école ce jour-là et se rendent alors volontairement à la cérémonie. Douze auteurs sont invités, parfois moins selon le budget : les élèves peuvent discuter avec eux en petits comités. Lors d’une présentation loin de tout académisme, sous forme de vidéos produites par les adolescents, nous remettons le prix aux auteurs. Ensuite, a lieu la finale d’un concours qui se déroule sur toute l’année : en octobre, nous distribuons des questionnaires sur les livres, toujours très ludiques, à rendre fin mars ou début avril. Nous faisons appel à l’imagination des jeunes : ils doivent, par exemple, réaliser l’affiche de cinéma d’un livre. Nous voulons que ce jeu ne soit pas trop intellectuel et réunisse les bons comme les faibles lecteurs.

 

SLG : Votre remise de prix se veut au contraire solennelle, en Allemagne.

MS : Elle a lieu en mars à la foire du livre de Leipzig, où elle réunit plusieurs hautes instances comme l’ambassadeur de France, des conseillers culturels, des associations de professeurs de français. La présence de l’auteur à cette cérémonie n’est pas requise, et souvent il ne se déplace pas. En 2013, nous avons été chanceux avec la venue des 4, alors même qu’ils font le voyage sans savoir s’ils ont gagné. On leur verse un petit honoraire pour leur participation. La foire du livre, l’après-midi, nous prête gracieusement une grande salle. Les 16 jurés ont voté la veille et préparé une courte présentation de chaque auteur : nous les incitons à opérer sous forme de petites pièces de théâtre. L’événement, entièrement en français, reste confidentiel dans un environnement germanophone, mais c’est toujours un moment important pour les élèves ainsi que pour leurs professeurs.

 

SLG : Quels type de réalisations audacieuses présentent les lecteurs du prix PACA ?

ED : L’atelier donne lieu à une exposition des créations des élèves, fin mai, lors de la remise de prix. Les enseignants sont très libres au long de l’année, mais nous les invitons tout de même fortement à s’inspirer des compétences des élèves. Dans les lycées professionnels, le résultat est souvent spectaculaire : un livre végétal dans un lycée agricole, une voiture désossée et customisée dans un diplôme automobile, un arbre des connaissances en bois chez les apprentis gardes forestiers, des livres en chocolat dans une section hôtelière… Mais dans les lycées généraux aussi, l’imagination foisonne : des opéras parlés, des pièces de théâtre, des ateliers d’écriture, des jeux comme un Cluedo adapté d’une BD policière de la sélection, etc. La cérémonie est donc consacrée en grande partie à leur production et, l’après-midi, la scène est laissée aux auteurs qui présentent, devant quelque 500 personnes, une petite improvisation : chanson, match de dessin, lecture, pantomime, etc.

 

Questions de la salle :

Fred Ricou : L’émission remporte-t-elle du succès à l’antenne ? A-t-elle de l’audimat ?

AM : Sur notre forum, on constate que les téléspectateurs adultes sont souvent positivement touchés à l’idée d’entendre des jeunes s’exprimer. Par ailleurs, même si la jeunesse d’une part et la littérature de l’autre représentent de véritables niches dans le domaine télévisuel, l’audimat sur Internet est excellent : nous avons comptabilisé 11000 téléchargements en un mois ! Cela prouve la fierté des jeunes pour leurs réalisations. Ils ont diffusé au maximum leurs créations. Le bilan est donc plutôt positif. Le fait de «passer à l’antenne» a encore une grande importance symbolique pour les adolescents. C’est un gage de crédibilité par rapport aux vidéos qu’ils peuvent échanger sur d’autres plateformes.

 

SLG : Ce succès n’est-il pas imputable aussi au professionnalisme qui caractérise cette création ?

AM : Ce qui motive les élèves, c’est clairement le soutien technique de qualité qui est mis à leur disposition. Après avoir lu le livre, ils doivent écrire un scénario. Nous les rencontrons plusieurs fois afin de leur faire comprendre ce qui est faisable ou non. Le réalisateur, Sam Jarrell, tient vraiment à rester fidèle aux intentions des élèves. Ensuite, pendant une journée, une équipe complète se déplace : cameraman, preneur de son… Puis le travail est finalisé par toute la chaine de montage et de postproduction. Le résultat n’est pas entièrement professionnel, puisque les jeunes jouent leur propre texte avec leurs propres accessoires, mais il est diffusable à l’antenne.

BS/JL : Nous avons essayé de faire la même chose, mais le résultat, entièrement amateur, était beaucoup moins bon.

 

Véronique Philippeaux, responsable du prix Livrentête : Quelle est l’évolution de la lecture des adolescents ? Avez-vous pu observer une augmentation de la participation ? Avez-vous la possibilité de connaître le pourcentage de jeunes qui lisent ?

BS/JL : Les professeurs font peu de retour sur les conséquences de notre action. Il est difficile de donner des chiffres autres que le nombre de votants. Nous savons qu’ils ont lu grâce à une agora avec commentaires. Les garçons y commencent toujours leurs notices par « Moi qui d’habitude n’aime pas lire… ». Certains livres sélectionnés continuent à être lus par les jeunes les années suivantes, ce qui complique encore les calculs !

MS : Pour avoir plus de chiffres sur les lecteurs, il faudrait demander aux éditeurs s’ils vendent mieux les livres primés.

AM : Nous disposons de très peu d’indicateurs. Intuitivement, pour en avoir discuté avec des bibliothécaires, j’ai l’impression que le clivage se creuse entre ceux qui lisent beaucoup et ceux qui ne lisent pas du tout.

 

Catherine Bessi, BNF : Observez-vous un clivage des lecteurs selon le sexe ?

Tous : Oui.

MS : Parmi les jeunes concernés par notre prix, on trouve 80 % de filles. En revanche, les jurés qui représentent leurs pairs au niveau régional sont pour 30 % des garçons, voire 40 % au niveau national. Les garçons lisent peu mais savent se défendre à l’oral… et se faire élire par les filles !

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Elise Deblaise

Elise Deblaise est entrée à l’Agence Régionale du Livre PACA en 2004 pour mettre en œuvre le Prix littéraire des lycéens et apprentis PACA dont elle est responsable. Elle assure également la correction et la préparation des publications de l’Agence Régionale du Livre PACA.





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Brigitte Stevens et Jacqueline Loss

Avec Catherine Jottrand, Jacqueline Loss et Brigitte Stevens sont toutes deux co-fondatrices et responsables du prix Farniente. Sans qualification particulière en littérature, elles témoignent cependant d’un grand enthousiasme pour ce projet, d’une expérience de 13 ans dans l’organisation de ce prix, et d’une participation des plus actives au comité de sélection et de présélection. Comme pour tous les membres de leurs équipes, le travail au sein du prix Farniente est entièrement bénévole.





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Margret Schulz

En 2011, Margret Schulz devient attachée de coopération pour le français de l’Ambassade de France en Allemagne. Travaillant à l’Institut français de Mayence, elle est responsable de la coopération sur le plan scolaire dans deux régions d’Allemagne. A ce titre, elle intervient en faveur de la promotion du français dans les établissements scolaires. Le Prix des Lycéens Allemands est le projet de l’ambassade le plus ambitieux.





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Aline Moser

Responsable littéraire et productrice de Lire Délire, émission de littérature pour les adolescents sur la chaîne Radio Télévision Suisse, Aline Moser a étudié les Lettres à l’Université de Lausanne. En 2007, elle rejoint l’équipe du Prix RTS Littérature Ados et en 2013, elle est engagée comme responsable littéraire à l’Unité Jeunesse de la RTS.

Table ronde, article paru dans la revue Lecture Jeune 147 (septembre 2013)
Le prix du livre PACA
Initiative de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Prix littéraire des lycéens et apprentis s’inscrit dans le cadre des conventions en faveur de l’éducation culturelle et artistique conclues entre le Conseil régional, la Direction régionale des Affaires culturelles et les Académies d’Aix- Marseille et de Nice. Le prix littéraire des lycéens et apprentis Paca réunit chaque année 1 000 jurés et 160 professionnels pour défendre 12 ouvrages contemporains. http://www.prix.livre-paca.org/
Le prix Farniente
Le prix Farniente s’est constitué en partenariat avec la Ligue des Familles, mouvement d’éducation permanente en Belgique. La sélection est opérée par une vingtaine de jeunes et une vingtaine d’adultes. Le lauréat est élu sans jury, par démocratie directe : pour voter il suffit d’avoir lu au moins un livre de la sélection. http://www.prixfarniente.be/
Le prix RTS Littérature Ados
Le prix RTS Littérature Ados a été fondé en 2006 dans l’objectif de promouvoir la lecture et d’encourager la création littéraire destinée aux jeunes. Il donne lieu aux émissions Lire Délire réalisées grâce au soutien de la CIIP (Conférence intercantonale de l’instruction publique) avec la participation active de 7 classes. http://www.rts.ch/jeunesse/lire-delire/
Le prix des lycéens allemands
Le prix des lycéens allemands est une initiative de l’Institut français d’Allemagne et de l’éditeur allemand Klett. Depuis son lancement en octobre 2004, ce projet a favorisé la rencontre entre des auteurs francophones et de nombreux lycéens allemands. http://www.institutfrancais.de/prixdeslyceens/

References   [ + ]

1. Klett est un éditeur allemand qui importe les livres pour les vendre aux lycéens et enseignants participants et qui subventionne le prix à hauteur de 5 000 euros à remettre au lauréat – somme que les ministères de l’Education allemands ne pourraient se permettre de débloquer.
2. Anciennement TSR, Télévision Suisse Romande.
3. Le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine présenté lors de la première table ronde, p. 11-16, fonctionne également avec un vote par pondération.

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