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« Mes recherches sur Google, et le reste aussi » Manon, 11 ans Pratiques et paroles d’adolescents

A quoi servent les bibliothèques à l’heure où le savoir est « disponible sur la Toile, partout, tout le temps(1)Serres, Michel, Petite Poucette, Le Pommier, 2012 (Manifestes). »? A quoi servent les professionnels de l’information et de la documentation à l’heure où les adolescents « nés dans le numérique », qui seraient des utilisateurs des réseaux patentés(2)Prensky, Marc, « Digital Natives, Digital Immigrants », On the Horizon, vol.9 n°5, 2001, p.1-6., se détournent de l’imprimé, relégué à la case archéologique de la recherche d’information ?
Face à ces craintes, Anne Cordier dresse à partir des enquêtes de terrain qu’elle mène depuis plusieurs années auprès des publics scolaires, un état des relations entretenues par les jeunes de 11 à 17 ans avec les moyens et les lieux d’information.

La guerre des supports n’aura pas lieu

C’est la rencontre avec les adolescents, qui permet de restituer, dans toute leur complexité et leur épaisseur, leurs relations aux outils d’information.

En effet, un même argument peut être avancé par les jeunes interrogés pour soutenir un propos différent, témoignant alors de pratiques distinctes. C’est ce qu’on appelle la « représentation autonome(3)Flament, Claude, « Structure et dynamique des représentations sociales », 1997, in Jodelet Denise (dir.), Les Représentations sociales, Presses Universitaires de France, 2003 (Sociologie d’aujourd’hui), p.224-239. ». Prenons pour exemple cette expression souvent prononcée par les élèves : « il y a tout sur internet ! ». Elle montre que les jeunes des enquêtes ont une même représentation du web, sans qu’elle n’engendre la même réaction dans leurs pratiques. Pour certains, cette conviction est source d’exaltation ; elle conduit à un enthousiasme lors de la recherche et à une multiplication des requêtes. Pour d’autres, cette certitude fait peur ; ils se rétractent et veulent éviter cette abondance. La représentation de référence est pourtant la même : l’idée d’une totalité informationnelle en ligne.

L’argumentaire du temps

Le recours à internet est expliqué par l’économie d’efforts cognitifs et le gain de temps qu’il représente, par rapport à la recherche sur support papier.

Pour Manon, 11 ans, faire une recherche en ligne « va plus vite», et s’avère « plus pratique [dans la mesure où on] n’est pas obligé de chercher dans les livres, [on] perd moins de temps ». Chercher dans un livre exige un travail qui décourage la collégienne : repérer à l’aide du sommaire le chapitre pertinent, lire le contenu proposé, constituent pour elle des efforts induits par le support papier. Internet revêt à ses yeux un caractère d’instantanéité d’accès à l’information, assimilé pour l’adolescente à une appropriation du contenu. Camille considère en effet qu’« il n’y a pas à se casser la tête […] internet, il donne la réponse, il n’y a pas à la chercher. Il cherche pour nous, en fait ! ». Confusion entre l’accès à l’information et son appropriation et la sensation d’une technique omnisciente se conjuguent pour donner le sentiment d’une immédiateté de la procédure intellectuelle.

Anne Cordier

Anne Cordier

Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université-ESPÉ de Rouen, Anne Cordier est membre de l’ANR TRANSLIT (Translittératies) et du Groupe de Recherche sur les Cultures et la Didactique de l’Information.

quote-02-02-02Le recours à internet est expliqué par l’économie d’efforts cognitifs et le gain de temps qu’il représente, par rapport à la recherche sur support papier.

 

Lorsque certains, largement majoritaires, louent la rapidité d’internet, d’autres, essentiellement non-experts déclarés(4)Pour éviter toute confusion, précisons que lorsque nous parlons ici de « non-expert déclaré », nous soulignons bien le sentiment d’expertise personnelle que l’élève a décrit, et ne portons aucun jugement de valeur sur les pratiques du collégien concerné. Il s’agit de son ressenti lié à l’évaluation qu’il fait de son expertise en matière de recherche d’information., mettent en avant le caractère structuré du support papier, auquel ils recourent dès lors de manière préférentielle. Olivier oppose d’emblée internet à la lecture : « internet, je sais pas faire, lire c’est mieux ». S’il manipule avec grande aisance les ouvrages documentaires, le collégien exprime un rejet du web, qui semble lié à une forme de complexe d’infériorité développé. Ne « sachant pas » utiliser internet pour faire des recherches, Olivier se réfugie dans le livre (et la recherche) papier dont il maîtrise les codes. Les schèmes incorporés dans le cadre d’une lecture documentaire sur papier ne sont pas transférables pour lui sur internet, aussi le collégien apparaît-t-il désemparé face à la recherche d’information en ligne.

L’argumentaire de la confiance

Auparavant, les ressources documentaires mises à disposition de l’usager faisaient l’objet d’une validation, en amont, par le professionnel. Cette procédure se trouve aujourd’hui complètement renversée : c’est à l’usager que revient, en aval, la responsabilité de valider l’information, avec tous les risques et les difficultés qu’un tel cadre comporte(5)Serres, Alexandre, « Recherche d’information sur Internet : où en sommes-nous, où allons-nous ? », Savoirs CDI, juin 2004..

La très grande majorité des collégiens rencontrée a conscience du risque d’invalidité de l’information sans qu’il ne les éloigne pour autant du support numérique, qu’ils préfèrent employer. Gauthier, par exemple, admet qu’une plus grande confiance peut être accordée au support papier car l’auteur est généralement connu, tandis que sur internet le référent auctorial est souvent absent. Toutefois le collégien, féru d’internet déclaré, ne s’appesantit pas sur cet aspect quelque peu négatif, pour conclure rapidement : « mais bon, c’est pas non plus super gênant ». Les lycéens semblent plus sensibles à ce questionnement, et font part régulièrement de leçons tirées d’expériences malheureuses. Ainsi Mélissa raconte : « moi, en 4e, pour un exposé, le prof qui me dit que les dates sont mauvaises. Ben là, tu as la honte et tu te jures qu’on t’y reprendra plus ! Tu te dis que maintenant tu vas être vigilant, et que tu vas arrêter de croire que internet c’est du pain béni ! ». Ce qui n’empêche pas Mélissa de recourir quasi exclusivement au web pour ses recherches : elle est simplement plus vigilante dans son utilisation et dans l’extraction des informations.

quote-02-02-02La très grande majorité des collégiens rencontrée a conscience du risque d’invalidité de l’information sans qu’il ne les éloigne pour autant du support numérique, qu’ils préfèrent employer.

 

Pour Mathys, 11 ans, pas de doute : « quand t’es dans un livre, t’es pas sûr que tu vas trouver, alors que sur internet, t’as beaucoup plus de chance de trouver, parce que tu as des millions de sites, et même des milliards… ». Les collégiens interrogés sont unanimement convaincus par cette sensation d’exhaustivité informationnelle, et délaissent en conséquence le support papier.

Pour beaucoup d’adolescents internet apparaît comme un outil pratique dans la mesure où il concentre les informations en un seul endroit, sans demander un croisement des documents exploités. Dans la bouche de Laurène, internet devient même un document totalisant, et non plus un support d’information, et elle le compare aux ressources papier : « internet, il n’y en a qu’un, c’est avec l’ordinateur, tandis que les livres, il y en a beaucoup, et on sait pas toujours lequel il faut prendre pour faire sa recherche ». Comme le résument Kelly et Claire, 16 ans, «internet, c’est un peu du tout en un [Kelly], comme le shampoing et l’après-shampoing ! [Claire] ».

L’argumentaire du plaisir

La notion de plaisir apparaît centrale dans les discours tenus par les collégiens et lycéens interrogés à propos de la recherche d’information. Celle-ci est évaluée certes en fonction de son efficacité ressentie, mais aussi en fonction du plaisir qu’elle génère.

La relation au document est profondément modifiée. Quand il consulte une ressource numérique, l’usager entretient une relation technique avec l’environnement de travail (la souris, le clavier, l’interface et ses modalités de fonctionnement). C’est donc fort logiquement la dimension manipulatoire de la relation au document numérique qui procure du plaisir aux jeunes interrogés.

quote-02-02-02La notion de plaisir apparaît centrale dans les discours tenus par les collégiens et lycéens interrogés à propos de la recherche d’information. Celle-ci est évaluée certes en fonction de son efficacité ressentie, mais aussi en fonction du plaisir qu’elle génère.

 

Cependant, pour les rares élèves interviewés qui donnent systématiquement la primeur à la recherche dans les livres au détriment de celle en ligne, la notion de plaisir a également toute sa place. Marion fait part de son rapport physique au support papier : « j’aime bien toucher les livres, tourner les pages, regarder les images ». Certains élèves plébiscitent le livre lorsqu’il s’agit davantage de flâner plutôt que de mener une recherche dans un temps optimal. Les propos de Mélissa reflètent bien cet apparentement de la recherche dans les livres à une flânerie, sans objectif d’efficacité : « sur internet, tu trouves facilement, tu y vas, tu tapes ce que tu cherches et tu trouves, alors que dans les livres, tu cherches vraiment, tu passes du temps, mais c’est du bon temps que tu passes parce que c’est agréable ! ».

La recherche d’information dans les livres est vue ici de manière positive : elle procure le plaisir de profiter d’un support qui demande un temps d’apprivoisement. Mais, plus encore, derrière ces discours se profile l’imaginaire d’une recherche d’information sur internet facile et rapide.

 

La bibliothèque est morte. Vive la bibliothèque !

Face à ce besoin d’une recherche d’information multi-supports, en fonction des situations, des contraintes et des envies, quelle place donner à la bibliothèque ?

Bousculer les imaginaires

L’attachement du professeur documentaliste au fonds documentaire du CDI est presque systématiquement souligné par les adolescents interrogés. Une telle représentation conduit les élèves à catégoriser les outils de recherche en fonction des sphères d’utilisation, reléguant internet à la sphère non formelle(6)Nous appelons « non formelles », les pratiques déployées par les acteurs en dehors des cadres académiques, formels; le caractère non formel de ces pratiques n’en exclut pas pour autant leur profonde opérationnalité aux yeux des acteurs qui les jugent plutôt efficaces au quotidien.. Cette perception risque de nuire à la construction d’un pont entre les pratiques documentaires, mais aussi à la conception que ces apprenants peuvent avoir de l’expertise du professeur documentaliste, et plus largement du professionnel de l’information et de la documentation, dont l’attachement au fonds documentaire est assimilé à un détachement vis-à-vis d’internet.

Ainsi Olivia, 11 ans, est convaincue que le professeur documentaliste « va préférer qu’on utilise les livres pour faire les recherches » parce que « c’est plus son truc, vous voyez, les livres. Je comprends après, les livres, les dictionnaires, tout ça, c’est son monde. ». Lorsqu’on lui demande si elle a le sentiment qu’internet, ce n’est pas « son monde », elle renchérit : « ben, non, c’est pas pareil. Lui il est documentaliste parce qu’il aime les livres, et il met les livres dans le CDI, donc forcément il est content si on utilise ses livres… Tandis qu’internet, on l’a pas qu’au CDI, lui il a pas fait exprès de mettre internet au CDI ».

Cette adolescente renvoie le professeur documentaliste à une représentation traditionnelle du métier, cantonnée à l’appréhension du support papier, et subissant l’arrivée d’internet dans l’établissement scolaire.

quote-02-02-02Le défi de l’adaptation des bibliothèques aux pratiques numériques des adolescents ne se réduit toutefois pas à une question d’équipement matériel, technique et documentaire. (…) les imaginaires liés à la profession et à la bibliothèque sont bien plus ancrés. Le temps sera donc probablement long pour qu’ils soient modifiés en profondeur.

 

Cette vision doit faire réfléchir les bibliothécaires, car les représentations de la fonction et de son attachement à la culture livresque restent très vivaces. A tel point que certains se demandent si l’image de la bibliothèque ne serait pas « piégée par le livre et son histoire(7)Roselli, Mariangela, et Perrenoud, Marc, Du lecteur à l’usager : ethnographie d’une bibliothèque universitaire, Presses Universitaires du Mirail, 2010 . ». Le défi de l’adaptation des bibliothèques aux pratiques numériques des adolescents ne se réduit toutefois pas à une question d’équipement matériel, technique et documentaire. Si cette problématique est importante, elle ne résoudra pas toutes les réticences, car les imaginaires liés à la profession et à la bibliothèque sont bien plus ancrés. Le temps sera donc probablement long pour qu’ils soient modifiés en profondeur.

Il n’en reste pas moins que des attitudes peuvent aussi contribuer à modifier l’image de la bibliothèque. Nous avons souligné précédemment combien les pratiques info-communicationnelles des adolescents sont hybrides, marquées par un recours vécu comme nécessaire à plusieurs outils à la fois (livre, périodique, ordinateur, smartphone). Ce sont aussi des pratiques caractérisées par une forte démarche collaborative. Or, parfois, les comportements prescrits ou proscrits en bibliothèque contribuent à renforcer la distance entre les jeunes et le lieu d’information.

Prenons le cas de Caroline, Coraline et Aurore, élèves en 1ère ES, qui sur les conseils de leur professeur documentaliste de lycée, se rendent, sur un jour de vacances, à la grande bibliothèque municipale de la ville voisine. Habituées à organiser leur espace de travail au CDI comme bon leur semble, dans le respect d’autrui, les trois élèves souhaitent reproduire cette configuration en bibliothèque. Elles entreprennent donc de rassembler deux tables (hormis une personne, l’espace est inoccupé) pour travailler en groupe. Elles sont aussitôt reprises par une bibliothécaire qui les réprimande vivement, et leur interdit de déplacer le mobilier. Les élèves reviendront amères de leur expérience, et jureront, comme le Corbeau de La Fontaine, qu’on ne les y reprendrait plus…

Repenser la médiation documentaire

C’est un fait, au-delà des prescriptions professionnelles qui conduisent à une restriction de l’expression des pratiques non formelles de recherche à la bibliothèque, l’espace documentaire exerce en lui-même une influence non négligeable sur les élèves par le statut qu’ils lui confèrent. Plusieurs disent vouloir « profiter de tous les livres » (Mélissa, 11 ans) à leur disposition au centre de documentation, ouvrages qu’ils n’ont pas chez eux. Des professionnels de l’information confrontés à ce public jeune peuvent exprimer une crainte de voir leur expertise bousculée, leur légitimité remise en cause. C’est tout le contraire ! La nécessité d’une médiation par les professionnels confirme leur rôle d’experts, chargés de donner du sens, de mettre en place des situations permettant de créer des liens.

quote-02-02-02(…) il n’y a pas de « crise des médiations », et encore moins de « désintermédiation » dans cette société de l’information numérique ! Au contraire, cette ère voit l’affirmation encore plus importante de l’expertise des professionnels de l’information, professionnels information literate par excellence.

 

On le sait, le numérique a profondément bouleversé le rapport au savoir des professionnels de la documentation, mais également celui qu’ils peuvent entretenir avec leurs usagers. Pour autant, il faut éviter de rester focalisé sur le numérique, car la bibliothèque est un espace documentaire multi-médiatique structuré. Le professionnel fait œuvre de médiation puisqu’il met à disposition des élèves un « dispositif documentaire adapté » permettant aux usagers de faire le lien entre leur besoin d’information et l’information recherchée.

Au-delà d’une médiation reposant sur une maîtrise des techniques documentaires, c’est une « médiation de sens » que le professionnel peut favoriser au sein de la bibliothèque et du centre de ressources. Il s’agit de permettre au jeune chercheur d’information de prendre conscience des potentialités d’actions que renferme l’espace, le contexte informationnel dans lequel il évolue. Il s’agit d’éduquer la capacité d’attention de l’adolescent, qui ne peut se développer que si le jeune usager est encouragé à explorer des outils et des démarches, à réfléchir à ses processus et produits cognitifs et tout simplement à entreprendre.

 

Les nombreux adolescents rencontrés sur le terrain ne demandent qu’à bénéficier de l’expertise de ces professionnels, et expriment toute l’importance de la relation qu’ils tissent avec eux au sein des espaces documentaires. Léonie, 16 ans, décrit l’attitude de son professeur documentaliste : « il nous dit jamais “Fais pas ci, Fais pas ça”, par contre si on a besoin d’aide, ou qu’il voit de lui-même qu’on est en train de se planter, il sera là, et il va nous donner des pistes ». Flavien, 17 ans, confirme : «c’est un peu comme à la maison : si tu fais pas n’importe quoi, alors tu peux faire comme tu le sens. Moi j’aime beaucoup ça, c’est comme ça qu’on progresse ».

Concluons par cette certitude : il n’y a pas de « crise des médiations », et encore moins de « désintermédiation » dans cette société de l’information numérique ! Au contraire, cette ère voit l’affirmation encore plus importante de l’expertise des professionnels de l’information, professionnels information literate(8)Détenant une culture informationnelle, à la fois théorique et en action (mise en pratique à travers des usages et des activités info-communicationnels maîtrisés et conscientisés). par excellence.

Par Anne Cordier, article paru dans la revue Lecture Jeune n° 156 (hiver 2015)
Bibliographie
  • Cordier, Anne, Grandir Connectés : Les adolescents et la recherche d’information, C & F Éditions, (Les enfants du numérique), 2015.
  • Fabre, Isabelle ; Veyrac, Hélène, « Des représentations croisées pour l’émergence d’une médiation de l’espace documentaire», Langages & communication n°156, 2008.
  • Flament, Claude, Structure et dynamique des représentations sociales. In Jodelet, Denise (dir.) Les Représentations sociales, Presses Universitaires de France, (Sociologie d’aujourd’hui), 2003.
  • Prensky, Marc, Digital Natives, Digital Immigrants. On the Horizon, 2001.
  • Roselli, Mariangela, Perrenoud, Marc, Du lecteur à l’usager : Ethnographie d’une Bibliothèque Universitaire, Presses Universitaires du Mirail, (Socio-Logiques) 2010.
  • Serres, Alexandre, « Recherche d’information sur Internet : où en sommes-nous, où allons-nous ? », Savoirs CDI, 2004.
  • Serres, Michel, Petite Poucette, Le Pommier, (Manifestes Le Pommier!), 2012.

References   [ + ]

1. Serres, Michel, Petite Poucette, Le Pommier, 2012 (Manifestes).
2. Prensky, Marc, « Digital Natives, Digital Immigrants », On the Horizon, vol.9 n°5, 2001, p.1-6.
3. Flament, Claude, « Structure et dynamique des représentations sociales », 1997, in Jodelet Denise (dir.), Les Représentations sociales, Presses Universitaires de France, 2003 (Sociologie d’aujourd’hui), p.224-239.
4. Pour éviter toute confusion, précisons que lorsque nous parlons ici de « non-expert déclaré », nous soulignons bien le sentiment d’expertise personnelle que l’élève a décrit, et ne portons aucun jugement de valeur sur les pratiques du collégien concerné. Il s’agit de son ressenti lié à l’évaluation qu’il fait de son expertise en matière de recherche d’information.
5. Serres, Alexandre, « Recherche d’information sur Internet : où en sommes-nous, où allons-nous ? », Savoirs CDI, juin 2004.
6. Nous appelons « non formelles », les pratiques déployées par les acteurs en dehors des cadres académiques, formels; le caractère non formel de ces pratiques n’en exclut pas pour autant leur profonde opérationnalité aux yeux des acteurs qui les jugent plutôt efficaces au quotidien.
7. Roselli, Mariangela, et Perrenoud, Marc, Du lecteur à l’usager : ethnographie d’une bibliothèque universitaire, Presses Universitaires du Mirail, 2010 .
8. Détenant une culture informationnelle, à la fois théorique et en action (mise en pratique à travers des usages et des activités info-communicationnels maîtrisés et conscientisés).

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