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Quelle sélection et quels objectifs pour ces prix ?

Sonia de Leusse-Le Guillou : Nous tenterons d’aborder, dans cette table ronde aux intervenants très divers, la question de la présélection et de la sélection, puisqu’elle est intimement liée à celle des objectifs du prix. Avec Marion Hislen, chargée du Goncourt des Lycéens, nous donnerons un exemple de prix en partenariat avec l’Education nationale et une structure commerciale, la Fnac. Le prix Chronos, présenté par Mélanie Michelet et Martine Dorange, offre, pour sa part, un exemple de prix atypique, puisque ce dernier, géré par la Fédération nationale de gérontologie, a la particularité d’utiliser le livre comme un moyen et non plus comme une fin. Sarah Azoulay présentera le prix des Incorruptibles, qui a reçu en 2013 un agrément de l’Education nationale et qui rayonne même à l’international. Enfin, Christine Lepeinteur expliquera comment fonctionne le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine, prix départemental coorganisé par plusieurs instances variées.

 

SLG : Pouvez-vous présenter très brièvement chacun de vos prix ?

Catherine Lepeinteur : Le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine a déjà 20 ans et cible les 13-15 ans, c’est-à-dire les 4èmes/3èmes. Les livres sont sélectionnés par et pour les adolescents, tous volontaires, ce qui est fondamental pour nous.

Sarah Azoulay : Le prix des Incorruptibles se pose un triple objectif : amener un maximum de jeunes vers la lecture, leur apprendre à se forger une opinion personnelle et les encourager à la défendre en argumentant. Notre panel est large puisque la sélection se divise en sept tranches, de la maternelle à la seconde. En parallèle, nous mettons en place de nombreuses animations jusqu’en mai, moment où les enfants votent. Nous venons de finir notre 24e édition(1)Créé en 1988 par Sidney Habib et Françoise Xenakis, le prix des Incorruptibles fête, cette année, ses 25 ans., avec 6 000 adhérents, c’est-à-dire 6 000 structures scolaires et parascolaires, ou encore 330 000 lecteurs.

Marion Hislen : L’objectif principal du Goncourt des Lycéens est de faire entrer la littérature très contemporaine dans les lycées. Bibliothécaires et enseignants demandent à faire participer leurs classes : leur découpage est ensuite opéré par le rectorat qui regroupe lycées publics, privés et professionnels selon leur région. Notre spécificité repose sur le fait que nous envoyons les livres dans les classes, sur la base de la sélection du Goncourt. Les lycéens doivent élire leur favori après avoir tout lu – en théorie. Mais selon les années, le Goncourt peut compter jusqu’à quinze titres, et il n’est pas possible de faire tout lire à des adolescents. Tous les comités se déroulent à huis clos entre lycéens, aucun adulte n’intervient. A partir de là, se construit un système pyramidal : le jury de la classe envoie un délégué au jury régional, qui, à son tour, envoie un délégué au jury national. De plus, tous les élèves doivent rencontrer tous les auteurs, ce qui est très difficile à mettre en place, mais fait la qualité de notre prix.

Mélanie Michelet : Le prix Chronos se divise en six catégories, de la maternelle à l’âge adulte, avec quatre livres dans chaque. L’objectif premier est de sensibiliser les jeunes à la découverte du parcours de vie, au rapport à la mort, au souvenir, à la vieillesse. Le prix est affilié à la Fédération nationale de gérontologie et s’inscrit dans le cadre du projet « Grandir/Vieillir ». Nous opérons une veille assidue pour repérer tout ce qui semble avoir trait à notre sujet, nous les lisons puis travaillons avec quatre membres de la Fédération et quatre membres de « Choisir un Livre », association de professionnels spécialisés dans la critique littéraire qui nous aide surtout à classer les livres dans la bonne tranche d’âge.

Martine Dorange : Le texte permet à la fois médiation et recul face à des problématiques parfois douloureuses : il permet d’évoquer les affects tout en s’en distançant.

 

SLG : Votre sélection, Marion Hislen, est celle du Goncourt. Qu’en est-il des autres ? Comment sélectionne-t-on les livres pour un prix adolescent ? Catherine Lepeinteur, le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine s’est notamment posé cette question, puisqu’il se veut organisé pour et par les adolescents. Quels problèmes ce choix soulève-t-il ?

CL : Au début, les élèves choisissaient eux-mêmes les titres à placer en lice, car il y avait à l’époque beaucoup moins de maisons d’éditions et donc une production moins importante. L’un de nos partenaires, la librairie La Courte Echelle, fournissait une liste aux adolescents volontaires. Mais 140 ouvrages à lire de mars à septembre, c’était un choix démesuré. Nous avons alors proposé aux jeunes de ne lire que quelques titres de la liste, mais nous nous sommes rendus compte que certains n’étaient presque jamais pris, tandis que d’autres jouissaient d’emblée d’une aura démesurée, lorsque que l’auteur était connu, par exemple. Nous avons résisté un temps parce qu’il était essentiel pour nous que les lycéens soient les seuls à choisir. Finalement, grâce à Lecture Jeunesse(2)A la demande de la BDP Ille-et-Vilaine, Lecture Jeunesse a effectué une mission de conseil en 2011 et rédigé un rapport sur le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine., nous avons très récemment réduit la liste à une soixantaine de titres. Nous éliminons d’emblée les nouvelles et les courts textes. Un auteur n’a le droit d’apparaître qu’une fois. Cette présélection est aujourd’hui composée par des libraires et des bibliothécaires. Mais nous l’envoyons aussitôt aux 104 collèges et 110 bibliothèques, où le vote est « anarchique », c’est-à-dire que chacun peut voter comme il l’entend. Après cette étape, huit titres de la sélection restent en lice.

 

SLG : Quel profil de lecteur participe à cette présélection de livres ?

CL : Bien que certains documentalistes nous assurent avoir sensibilisé de faibles ou moyens lecteurs grâce à ce prix, globalement, le lectorat est essentiellement composé de bons à très bons lecteurs et de 70 % de filles !

 

SLG : Le prix des Incorruptibles, qui souhaite amener un maximum de jeunes à la lecture, rencontre-t-il ce genre de difficultés ?

SA : Le prix fonctionne par comités de sélection répartis partout en France, chacun gérant un niveau de lecture : 110 comités travaillent sur environ 200 ouvrages, soit une trentaine par catégorie. Nous posons d’emblée des critères objectifs, autrement, quelques mois seraient insuffisants pour mettre en place les lectures, les discussions, les fiches, etc. Ainsi, nous uniformisons la sélection pour permettre aux enfants de comparer ce qui est comparable : pas de poésie, pas de théâtre, pas de livres-CD. Le prix étant voué à la littérature très contemporaine, nous refusons aussi toutes les rééditions. Composé essentiellement de professionnels du livre – même si certains adolescents se joignent à eux parfois –, chaque comité établit un classement, puis ils se réunissent tous pour sceller la sélection. Celle-ci est ensuite validée au niveau national, puis les cinq à sept titres en tête sont soumis aux adolescents.

 

SLG : La constitution de la liste est sujette à controverse au sein des comités ?

SA : Effectivement, la question de la censure entre en jeu. Elle dépend beaucoup des enseignants. Comme notre but est que les adolescents lisent toute la sélection, nous ne pouvons nous permettre d’inclure un titre qui ne sera pas lu. Cependant, à partir du moment où un livre a été choisi par nos comités et qu’il entre du coup au contact des lecteurs, nous l’assumons complètement. La communication reste ouverte avec nos adhérents : lorsque nous recevons des plaintes, nous en prenons note et transmettons au comité pour que l’erreur ne soit pas reproduite d’une année sur l’autre.

MM : La première et la plus systématique de nos censures concerne notre cadre thématique : nous éliminons d’emblée tout titre qui n’a pas de rapport avec le projet « Grandir/Vieillir ». Mais au fil des années, une deuxième forme de censure s’est instaurée : de plus en plus d’enseignants ont peur du retour des parents. Se pose alors la question de savoir jusqu’à quel point nous devons nous y plier, car on ne peut, de toute façon, pas plaire à tout le monde. Les critiques portent souvent sur les niveaux de langage : or ceux-ci sont enseignés à l’école. Aussi estimons-nous qu’il n’y a aucun mal à lire un langage familier si ce dernier est justifié par le contexte. Malgré tout, le style est devenu un de nos critères.

CL : Le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine rencontre sans cesse ce problème. Plusieurs pétitions nous ont causé du tort, notamment à cause du titre L’Amour en chaussettes(3)Gudule, éditions Thierry Magnier, 1999.. Même des directeurs de collèges nous ont téléphoné, on nous a accusés de prôner le viol. Ce cap a été très difficile à passer pour le prix.

MH : Le Goncourt des Lycéens reprend la sélection officielle du prix. Nous essuyons donc nous aussi des critiques de professeurs et de parents, mais la plupart du temps ce sont les élèves eux-mêmes qui sont choqués par les passages crus ou sexuels. Dans ces cas-là, les confrontations avec les auteurs donnent lieu à des scènes assez cocasses. Ce genre de critiques nous arrive constamment, mais nous n’avons jamais cédé. Je pense que les professeurs laissent la liberté aux élèves de lire ou non ces titres…

 

SLG : Etes-vous parfois déroutés par la différence de sélection entre le Goncourt adulte et le Goncourt des Lycéens(4)A ce sujet, lire « Goncourt des lycéens et roman adressé à la jeunesse : quels points communs ? », Daniel Delbrassine, Lecture Jeune n° 137, mars 2011. ?

MH : Pendant un temps, le lauréat était souvent le même dans les deux versions du concours. Petit à petit, ils se sont distingués : à cause de la forte médiation dont jouit le Goncourt, les lycéens prennent la pleine conscience de leur rôle par rapport à lui. Comme le lauréat des adultes est annoncé avant leurs propres délibérations, ils savent qui a été élu avant de nommer leur gagnant : on constate alors une forte envie de se démarquer, et leur lauréat n’est plus que très rarement le même qu’au Goncourt. A cela, s’ajoute le fait que les quinze titres en lice sont réduits à trois par les Académiciens dans la version adulte, tandis que les lycéens ont tout le loisir de voter pour n’importe quel titre.

 

SLG : Le sectionnement de votre prix en tranches d’âge évacue-t-il certains livres ?

SA : D’édition en édition, nous avons apporté de nombreuses retouches à notre système. Depuis quelques années, nous fonctionnons avec sept catégories, qui semblent correspondre aux usages de lecture. Lorsqu’un livre oscille entre deux catégories, nous ne le retenons pas, car nous savons qu’il ne trouvera pas son public. Notre équipe n’a cependant pas la légitimité pour en juger. C’est pourquoi nous faisons appel à nos comités de sélection et éventuellement aux éditeurs. Mais les participants peuvent piocher dans les différentes catégories et si certains en lisent plusieurs, alors tant mieux ! En revanche, il est vrai que la seconde est une classe problématique, car les adolescents, certes proches de la 3ème, n’ont à cet âge pas envie de lire un titre conseillé par un adulte, même s’il s’agit de littérature jeunesse qui devrait, en théorie, leur plaire.

MM : Nous ne tenons pas du tout compte des indicateurs d’âge des éditeurs. Comme toutes les tranches sont représentées dans notre prix, chaque titre trouve sa place. La seule question reste de savoir dans quelle catégorie le ranger – d’où l’intervention de « Choisir un Livre », qui connaît bien les programmes.

 

SLG : Comment s’organisent les votes qui déterminent le titre primé ?

MH : Le lauréat doit obtenir la majorité absolue lors du vote qui clôt les débats. Le jury se fait en petit comité et un élève délégué vient défendre les idées de sa classe. Puis deux représentants par région se déplacent au jury national(5)C’est le principe que reprend le prix des lycéens allemands..

SA : Le prix des Incorruptibles fonctionne également avec un système de vote. Chaque jeune a une voix. Ce n’est pas opposé au débat, au contraire. Au fur à mesure de l’année, grâce à l’encadrement des adultes et aux discussions, les élèves peuvent voter individuellement en connaissance de cause.

 

SLG : Le prix Chronos a justement pour but de susciter la discussion sur la fin de vie. Quels types d’échanges se développent ?

MM : Le vote s’effectue à bulletin secret. Le prix est avant tout un outil à disposition des enseignants et ils peuvent le mettre en place comme ils le souhaitent. Les lectures donnent lieu à des activités, dont des débats, des échanges intergénérationnels ou, pour certaines écoles très engagées, des discussions politiques. Le débat est surtout intéressant lorsqu’il confronte deux tranches d’âge : les personnes âgées lisent alors les mêmes titres que les adolescents et les points de vue divergent. Comme les personnes âgées votent aussi, nous soulignons lorsqu’un livre a remporté le prix dans les deux catégories.

MD : La thématique étant difficile à aborder, nous envoyons un dossier pédagogique qui offre une forme d’accompagnement et permet, par le biais du site Internet également, d’entraîner le débat. Malgré tout, ces données restent brutes et les enseignants les utilisent comme ils le souhaitent : l’essentiel est de susciter la discussion sur les thématiques, peu importe le moyen.

 

SLG : , Catherine Lepeinteur, vous souhaitiez élargir le public du prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine aux faibles lecteurs. Comment faire pour les intégrer s’il faut lire tous les ouvrages ? Vous avez décidé d’insister sur la part créatrice des adolescents, tendance qui s’accentue dans de nombreux prix. Cette année vous avez lancé un concours de nouvelles, n’est-ce pas ?

CL : Le concours de nouvelles a été organisé pour nos 20 ans. Comme l’exercice s’est avéré accessible, nous avons insisté pour qu’il soit proposé aux élèves qui ne participaient pas au prix. Nous avons été entendus, puisque nous sont parvenues quelques 185 nouvelles. Les gagnants ont été invités à venir dédicacer leur recueil, comme de vrais auteurs. Nous venons tout juste de mettre en place de nouvelles actions : elles s’étendent de la photo à la BD, en passant par le théâtre ou toute autre activité que les jeunes veulent organiser. Un vote récompense certaines de ces réalisations. Cette année, le prix est revenu à une vidéo mettant en scène des Lego® autour de L’Accident d’Agnès Aziza(6)Gründ Romans, 2011., l’un des titres en lice.

 

SLG : Y a-t-il un moyen de mesurer l’impact que peuvent avoir ces activités de création ?

CL : Malheureusement, ce dispositif n’a que deux ans, il est donc encore difficile de donner des chiffres. Cependant, nous sommes passés de 2 000 à 2 500 votants. Pour ouvrir davantage le prix aux faibles lecteurs, il est possible de ne lire qu’une partie de la sélection. Nous pratiquons en effet un vote par pondération : un élève élit un titre s’il en a lu trois, deux s’il en a lu six, etc. Plus ils lisent d’ouvrages, plus ils ont de points à donner, ce qui valorise les forts lecteurs. Depuis quelques années, nous constatons que beaucoup de lecteurs ont lu seulement quelques titres.

 

SLG : Qu’en est-il du prix des Incorruptibles, qui vient de recevoir un agrément de l’Education nationale ?

SA : A ce sujet, nous avons la même politique que le prix Chronos : l’important est que les adhérents lisent. Nous essayons de mettre en place une médiation, des jeux, des animations… Des lexiques et des carnets sont mis à disposition des enseignants. Mais sur le terrain, ces derniers s’organisent comme ils le souhaitent. L’agrément ne se traduit pas par une aide financière, elle ne représente qu’une reconnaissance de notre travail. Nous espérons surtout qu’il permettra à nos adhérents les plus éloignés géographiquement d’obtenir des subventions pour pouvoir participer.

 

SLG : Le prix Chronos travaille également avec des enseignants-documentalistes et s’inscrit dans le cadre de la « Lutte contre l’illettrisme ». Comment expliquez-vous votre travail d’incitation à la lecture des adolescents ?

MM : Nos impressions partent de constats tout à fait informels sur le terrain. Le système de vote, parfois organisé à la mairie, plaît beaucoup. De même, les rencontres intergénérationnelles suscitent l’intérêt. Mais surtout, nous ne nous positionnons pas dans le cadre strictement scolaire. La participation des élèves relève du volontariat, même si, parfois, certains projets avec des classes voient le jour – aidant d’ailleurs souvent les jeunes les plus en difficulté à se sentir à l’aise.

MD : De plus, notre thématique est universelle et touche aussi des enfants dont le cadre familial n’est pas forcément propice à la lecture.

 

SLG : Marion Hislen, pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne le partenariat de la Fnac avec l’Education nationale ?

MH : Le Goncourt des Lycéens doit sa genèse à un professeur de français lorrain et à un responsable de la communication de la Fnac. Le projet a tellement plu à l’Education nationale qu’elle s’y est investie. Le prix s’est alors étendu au pays. La Fnac est en fait le mécène de l’événement : elle achète les livres aux éditeurs pour les fournir aux adhérents et finance les rencontres ainsi que les transports de lycéens. De leur côté, l’Education nationale et le rectorat choisissent les lycées participants. Ensuite, la majeure partie du travail se fait avec les professeurs : chaque région en délègue un qui devient l’interlocuteur avec qui nous mettons en place les problématiques de lecture, les fiches, etc. Par exemple, un de nos participants avait des problèmes de vue, et nous lui avons procuré une tablette adaptée. Pour ce qui est de la médiation, le prix est devenu important : après nomination, les auteurs rencontrent un grand succès. Nous n’avons donc aucun mal à inclure les jeunes dans l’aventure, qui sont très conscients qu’ils jouent un rôle dans la remise d’un prix littéraire français majeur. Au début, ils ne s’en rendent pas compte, mais ils se laissent rapidement prendre au jeu. Ils débattent puis votent, à main levée ou sur papier. Le débat est essentiel, car il permet parfois des revirements de situation. Dans tous les cas, le partenariat avec l’Education nationale se déroule pour le mieux, bien que la Fnac, qui représente le grand capital, soit parfois considérée comme le loup dans la bergerie.

Sonia_de_Leusse

Sonia de Leusse le Guillou

Directrice de Lecture Jeunesse et de la rédaction de Lecture Jeune


Catherine Lepeinteur

Catherine Lepeinteur

Bibliothécaire à la Médiathèque départementale d’Ille-et-Vilaine et responsable Formation et Animation, Catherine Lepeinteur a enseigné pendant quelques années avant de se tourner vers les bibliothèques et plus particulièrement vers la partie Formation et Animation dans une bibliothèque départementale de prêt au sein du Conseil général d’Ille-et-Vilaine. Elle fait partie du comité technique du Prix Ados Rennes/Ille et Vilaine depuis 14 ans.




Sarah Azoulay

Sarah Azoulay

Après quelques passages en maisons d’édition, Sarah Azoulay a travaillé au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en Seine-Saint-Denis. Elle occupe aujourd’hui, et ce depuis 2011, le poste de coordinatrice des comités de sélection au sein de l’association du Prix des Incorruptibles.




Marion Hislen

Marion Hislen

Marion Hislen est responsable du pôle Photo et Livre de la Fnac au sein de la direction de l’Action culturelle et s’occupe à ce titre du Goncourt des Lycéens auquel la Fnac collabore depuis son lancement.




Mélanie Michelet

Mélanie Michelet

Mélanie Michelet a été responsable de la communication dans une maison d’édition de littérature jeunesse. Coordinatrice du Prix Chronos de littérature depuis 2012, elle développe le projet selon deux leitmotive : faire apprécier le livre et la lecture, et faire découvrir que « Grandir, c’est Vieillir et Vieillir, c’est Grandir », grâce à une sélection pointue de livres aux thématiques précises.




Martine Dorange

Martine Dorange

Psychosociologue et chargée de recherche à la Fondation Nationale de Gérontologie depuis 1997, Martine Dorange assure l’accompagnement du Prix Chronos de littérature, de ses déclinaisons et du programme Grandir-Vieillir en matière de réflexion, d’évaluation et d’études autour de problématiques intergénérationnelles, de représentation de l’âge du vieillissement et du parcours de vie.

Table ronde, article paru dans la revue Lecture Jeune 147 (septembre 2013)
Le prix des incorruptibles
L’association le Prix des Incorruptibles a été créée par des libraires en 1988. Le prix s’adresse à des jeunes lecteurs de la maternelle à la seconde qui participent au sein de leur classe ou de leur club de lecture, dans leur établissement, leur bibliothèque ou leur centre de loisirs. En 2013, l’association des Incorruptibles a reçu l’agrément de l’Education Nationale, en tant qu’association éducative complémentaire de l’enseignement public. http://www.lesincos.com/ http://www.education.gouv.fr/cid60260/le-prix-des-incorruptibles.html
Le prix Chronos
Le Prix Chronos de littérature, créé en 1996 par la Fondation Nationale de Gérontologie, propose aux participants de lire des ouvrages ayant pour thème les relations entre les générations, la transmission du savoir, le parcours de vie, la vieillesse et la mort. http://www.prix-chronos.org/
Le prix Goncourt des lycéens
Lancé en 1988 dans une dizaine de lycées bretons, ce prix, maintenant national, est organisé par la Fnac et le Ministère de l’Éducation Nationale, en coopération avec l’Académie Goncourt. Cinquante-deux classes de lycéens âgés de 15 à 18 ans lisent et étudient en deux mois, avec l’aide de leurs professeurs et l’Association Bruit de Lire, la douzaine de romans de la sélection de rentrée de l’Académie. http://www.academie-goncourt.fr/?rubrique=1229172274
Le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine

Créé en 1993 par la Ville de Rennes (Bibliothèque municipale), le Centre Régional de la Documentation Pédagogique de Bretagne et la librairie la Courte Echelle, le prix Ados Rennes s’étend au département d’Ille-et-Vilaine lors de sa quatrième édition (1997), fort de son succès. Décerné par des adolescents parmi 8 ouvrages sélectionnés chaque année par des jeunes de 13 à 16 ans, il touche des jeunes volontaires à travers les bibliothèques et les CDI des collèges participants.

http://www.mediatheque35.fr/ http://crdp1.ac-rennes.fr/cddp/35/prixados http://www.lacourteechelle.net/livres/prix-ados.html

References   [ + ]

1. Créé en 1988 par Sidney Habib et Françoise Xenakis, le prix des Incorruptibles fête, cette année, ses 25 ans.
2. A la demande de la BDP Ille-et-Vilaine, Lecture Jeunesse a effectué une mission de conseil en 2011 et rédigé un rapport sur le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine.
3. Gudule, éditions Thierry Magnier, 1999.
4. A ce sujet, lire « Goncourt des lycéens et roman adressé à la jeunesse : quels points communs ? », Daniel Delbrassine, Lecture Jeune n° 137, mars 2011.
5. C’est le principe que reprend le prix des lycéens allemands.
6. Gründ Romans, 2011.

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