Rencontre avec… Marie-Aude Murail

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Est-il encore utile de présenter l’œuvre de Marie-Aude Murail, qui nous parle dans cet entretien de 3000 façons de dire je t’aime (L’école des loisirs, 2013) ? Réalistes, fantaisistes, ses livres pour les adolescents sont très différents, mais parcouru par un humour commun qui permet d’instaurer de la distance par rapport au quotidien, au tragique de certaines situations, ou qui dédramatise l’exploration des sentiments des personnages. Certains textes sont plus « militants » ou « engagés », comme Oh boy ou Vive la république, d’autres mettent en scène des personnages qui cherchent leur voie, leur place dans le monde ou dans la société. C’est le cas du trio en quête d’identité de 3000 façons de dire je t’aime, qui va apprendre à se connaître et à découvrir la complexité des relations humaines à travers le théâtre.

Sonia de Leusse-Le Guillou : Marie-Aude Murail, pouvez-vous nous présenter ces trois personnages principaux de votre livre dont la quatrième de couverture fait un héros romantique, une jeune première et un héros de comédie ?
Marie-Aude Murail : Chloé Lacouture existe parce que ma fille, qui était en classe préparatoire aux grandes écoles, souffrait beaucoup et en même temps, je savais qu’elle était en train de vivre un moment important de sa formation, celle de la transmission. Je pense donc que ce personnage est né en grande partie en soutien à ma fille mais aussi pour parler de la vie d’une élève de classe prépa. Je me suis également inspirée de celle que j’étais, quelqu’un de très inhibé. L’entourage de Chloé lui dit qu’elle est recroquevillée et que le théâtre devrait pouvoir l’ouvrir. Elle se rêve en tragédienne, avec pour souhait de faire pleurer ses parents. Peut-être y arrivera-t-elle autrement mais cela ne se passera pas sur une scène de théâtre ! Bastien, le fils de petits commerçants de quartier qui donnent tout à leur boutique sans s’occuper de leur enfant, est totalement livré à lui-même. Je voulais en faire quelqu’un qui avait décidé une fois pour toutes qu’il ne travaillerait pas. Cela m’intéressait d’explorer cette piste : comment arriver à faire son chemin dans la vie avec ce postulat de départ ? La carrière de comédien lui parait assez indiquée mais son professeur va rapidement le faire déchanter.
 
SLG : Pour compléter ce trio, il y a Neville.
M-A M: C’est celui dont ma lectrice devrait, si elle est normalement constituée, tomber amoureuse – en tout cas ça marche sur moi ! C’est le ténébreux, le veuf, l’inconsolé, le prince d’Aquitaine, fils d’une femme de ménage. Il représente tout à fait ce que j’aime dans mes personnages parce qu’il est « déplacé ». Il n’est pas là où il devrait être. Ces trois jeunes n’ont aucune raison de se connaître, de s’aimer, pourtant, ils vont se retrouver unis dans le même conservatoire pour des motifs très différents. Enfin, j’ai campé un petit professeur, comédien raté probablement, qui a manqué sa sortie en tant qu’artiste mais qui va pouvoir pousser ces jeunes gens, comme il l’a fait sans doute tout au long de sa carrière.
 
SLG : Vous n’hésitez pas à aller faire de l’observation dans les lieux que vous transposez ensuite dans vos livres.
M-A M: C’est vrai que je suis allée dans mon conservatoire, à Orléans. J’avais demandé la permission d’assister à des cours puis à des jurys de sélection à Paris. En règle générale, je suis toujours très bien accueillie et les gens me parlent facilement de leur métier, me font rentrer dans leur univers. J’ai un sésame parce que je suis écrivain pour la jeunesse !
 
SLG : Il semble que le professeur dont vous parlez, fonctionne en miroir des jeunes, comme si sa situation était celle que les jeunes risquaient de connaitre s’ils n’allaient pas jusqu’au bout de leur envie ou de leur rêve. C’est un personnage ambivalent qui  justifie son dévouement à sa famille tout en soulignant sa lâcheté de ne pas avoir assumé sa vie de comédien, avec les sacrifices qu’elle impliquait. N’a-t-il pas besoin de s’incarner dans ces élèves pour essayer de vivre une ultime expérience jusqu’au bout ?
M-A M : Effectivement, c’est son ultime chance. Les jeunes ne le savent pas mais c’est sa dernière année d’enseignement. Or il voit un jeune homme qui risque de suivre la même voie que la sienne, celle du renoncement pour un pseudo dévouement à sa mère. Il essaye de lui faire comprendre que derrière ses nobles intentions, se cache aussi une forme de lâcheté. Il va donc essayer d’empêcher Neville de reproduire ses erreurs. Un jour, mon père a dit à notre femme de ménage, « Marie-Aude, c’est moi, en réussi ». Il pensait avoir raté sa vie. Depuis peu, je travaille beaucoup sur lui, sur sa mémoire. C’était un poète, un peintre et un écrivain. Je relis son œuvre, je le redécouvre en même temps que cette question me taraude : qu’est-ce que cela signifie d’avoir raté sa vie ? La sienne était-elle ratée ? Il a eu l’impression de ne pas être allé jusqu’au bout de ce qu’il aurait dû faire, c’est-à-dire être créateur, et que d’une certaine manière, ce dévouement à sa famille, la nécessité de nourrir quatre enfants, l’ont fait passer à côté de son rêve. J’ai retrouvé certaines de ses lettres dans lesquelles il manifestait un peu sa réticence à l’idée que je me marie. Il avait peur que cela me normalise, me rende conforme, et que j’oublie…
 
SLG : Craignait-il que votre mariage nuise à votre projet d’écriture ?
M-A M : Absolument. Il est vrai que cette question se pose pour une femme… Pourquoi Miss Charity(1)Personnage éponyme du roman Miss Charity, Ecole des Loisirs, Medium, 2008, qui évolue dans le milieu de la bonne société anglaise du XIXe siècle. n’a-t-elle pas d’enfants ? A la fin de mon histoire, il est évident qu’elle n’en aura pas. Elle peut connaître l’amour mais pas la maternité. Si vous voyez beaucoup de personnages créateurs féminins, la maternité n’a pas tenu de grande place dans leur vie. Mon père disait une phrase terrible : « les hommes créent et les femmes procréent ». Lorsque vous recevez cette sentence cinglante à l’adolescence, elle vous force à réfléchir… Et vous vous dites… je veux devenir un homme alors !
 
SLG : Je rebondis sur l’importance des mots, cette fois dans votre livre. Vos personnages entretiennent tous un rapport au langage très différent. Il est contraint, utilitaire et contrôlé pour Chloé, souvent caractérisée par l’expression « bouche pincée ». Le langage est absent chez Bastien qui ne communique pas avec ses parents et monologue sur scène, lorsqu’il fait ses one man show. Enfin, la mère de Neville monologue également tandis que son fils se réfugie dans les textes qu’il lit avec exaltation. Au-delà de la façon de concevoir et d’utiliser les mots dans le cadre familial, chacun tisse par la suite un lien qui lui est propre avec la littérature. Avez-vous conçu vos personnages avec cette intention ?
M-A M : Oui, maintenant que vous le dites, probablement ! J’ai aussi vécu une histoire à épisodes avec la langue. Chacun d’entre eux a peut-être incarné un passage dans cette aventure. Je me suis exaltée toute seule sur des textes comme Neville, à pleurer, à me déchirer, en disant la prose du transsibérien, en  lisant Eluard, et tous les poètes qui tombaient des mains de mon père, en fait. Je recopiais les poèmes, les apprenais par cœur et les gueulais, quand il n’y avait personne. Je me déchirais ! Ce sont mes premiers rapports au langage, qui passaient par les mots des poètes.
Marie-Aude Murail

Marie-Aude Murail

Marie-Aude Murail écrit depuis toujours. Elle publie depuis vingt cinq ans. Elle a plus de quatre-vingt dix titres à son actif. Des contes, des feuilletons, des nouvelles, des essais, des récits. Et des romans d’amour, d’aventures, policiers, fantastiques… Même une méthode de lecture, Bulle ! Ses livres ont reçu des dizaines de prix, sont étudiés en classe et empruntés dans toutes les bibliothèques.

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quote-02-02-02A l’adolescence, arriver à exister par son corps en face d’un public, est un grand défi.

SLG : Comme l’un de vos personnages qui découvre Alcools d’Apollinaire et a une révélation ?
M-A M : Oui, j’ai voulu montrer que la rencontre avec les mots, avec la culture, peut se faire de façon soudaine, saugrenue. J’ai conçu cette histoire-là, après avoir discuté avec un jeune acteur qui jouait le personnage de Kleber dans le téléfilm Simple(2)Il s’agit de l’acteur Julien Drion, dans le téléfilm Simple, adapté du roman du même nom de Marie-Aude Murail chez l’Ecole des Loisirs, collection « médium » en 2004, et réalisé par Ivan Calbérac, 2011. . Je voulais savoir d’où lui venait sa vocation. Il était effectivement au Conservatoire d’art dramatique de Paris. Il m’a dit qu’il errait, qu’il était mauvais élève. Un jour, ses parents l’avaient emmené à la Comédie Française. Et il avait su, il avait trouvé sa voie. Il a ensuite suivi des cours de théâtre. C’est la raison pour laquelle mon roman commence par cette révélation pour les trois personnages. J’ai donc choisi une « vraie » salle à l’italienne, avec ses ors, ses bons fauteuils ! Le théâtre n’est pas seulement un texte, mais un tout : un lieu, un public, une ambiance… une religion. Pour Chloé, Neville et Bastien, c’est le choc. J’y tiens beaucoup parce que je crois que cette rencontre peut avoir lieu pour tout un chacun, et comme eux, j’ai eu cette chance.
 
SLG : Certes, les élèves sont frappés mais en même temps, vous décalez légèrement le ton et rappelez avec humour qu’ils se sont également ennuyés – comme il se doit lors d’une sortie scolaire et devant un spectacle qu’on ne saisit que de façon parcellaire.
M-A M : C’est ennuyeux, la pièce dure longtemps, certaines tirades sont incompréhensibles ! On s’embête un peu. Finalement, la magie n’opère complètement que le lendemain, quand on se raconte la soirée et que chacun se remémore un souvenir en particulier qui l’a marqué.
 
SLG : Vous rendez également un véritable hommage au théâtre, dans ce livre, en citant pléthore de rôles, de répliques et de références à des dramaturges. Comment le choix du récit s’est-il opéré pour vous ?
M-A M : La mise en abyme avec une pièce de théâtre qui en intègre une autre, c’est déjà fait… Je voulais vraiment écrire un roman qui repose sur des extraits de pièces de théâtre, que chacun de mes personnages s’approprie telle ou telle scène, telle ou telle ouverture pour lui. Tous cherchent dans le théâtre un mot ou une réplique qui les touche, comme les adolescents qui liront ce récit. J’essaie donc de multiplier les propositions – ce que doivent faire les enseignants, les parents ou les intermédiaires culturels. J’ai quand même choisi de ne sélectionner que des scènes d’amour, d’où le titre du livre ! J’ai voulu montrer qu’inlassablement, le théâtre parle d’amour. Or, s’il y a un sujet qui mobilise à l’adolescence, c’est bien celui-là.
 
SLG : La place du corps est également très importante, puisque les personnages se découvrent à travers leurs sensations. Et c’est en incarnant le texte qu’ils arrivent à le comprendre, à le saisir.
M-A M : C’est ce qui m’a frappée lors du premier cours auquel j’ai assisté au Conservatoire. Le professeur essayait essentiellement d’aider les élèves à poser leur corps, ce qui a engendré des situations très difficiles, douloureuses même, pour certains élèves. On se demandait parfois s’ils allaient craquer. C’est un travail très violent et physique en fait.
 
SLG : Vos personnages ne disent pas seulement leur texte, ils le lisent, le relisent, le répètent…
M-A.M: Je suis aussi une fanatique de la lecture à voix haute, et préconise sa pratique dans les écoles, partout… Les élèves devraient également l’apprendre. Cela réclame du courage physique à l’état brut d’oser se montrer sous la lumière, pour sortir des sons, lire un texte avec des tas de mots auxquels la plupart n’ont, au départ, rien compris. Il faut apprendre aux jeunes à être fiers d’un tel travail. A l’adolescence, arriver à exister par son corps en face d’un public, est un grand défi.
 
SLG : Contrairement à leurs illusions, le théâtre n’est finalement pas la voie de tous vos personnages : vous faites tomber les masques pour que chacun découvre ses propres limites.
M-A M : En effet, mais je ne soupçonnais pas cela en commençant le livre. Je ne savais même pas qui parlait, au départ, c’est pourquoi j’avais choisi le « nous » ! J’ignorais quels chemins j’allais leur faire prendre. Ce moment de la prise de conscience de ses limites est pour moi très important. Le renoncement, c’est aussi la possibilité de rebondir, de faire un autre choix. Mais il ne faut pas bousculer trop l’adolescence. Bastien se saborde lui-même sur scène ; comme il est conscient que son jeu ne fonctionnera pas, il opte pour une sortie en beauté. Par la suite, un autre embranchement se dessine pour lui, comme pour Chloé. Mon père disait que s’arrêter, c’est mourir. Donc effectivement, il faut continuer d’avancer, sachant que tout n’est pas pour nous.

 quote-02-02-02Il n’y a pas de « classiques », il n’y a que des auteurs qui ont été bien vivants !

SLG : Est-ce ce « nous » justement, qui fait tenir les personnages ? La narration repose sur un narrateur extérieur qui raconte l’histoire de ces trois jeunes gens, mais alterne avec un « nous » qui les transforme en une entité à part entière et renforce cette amitié trouble entre les trois adolescents. Une espèce d’amitié amoureuse lie les deux garçons, que Chloé aime tout en se réfugiant dans le déni. Ils explorent l’oscillation de ces sentiments à travers le théâtre.
M-A M : Je me suis justement demandé jusqu’où peut tenir ce « ou bien ou bien ». J’ai toujours été très touchée par le trio amoureux qui met en scène cette impossibilité du choix et essaie de rendre possible cette configuration triangulaire, comme dans Jules et Jim(3)Jules et Jim, film de François Truffaut, sorti en 1962 dans lequel les deux personnages éponymes incarnés respectivement par Oskar Werner et Henri Serre, tombent amoureux de la même femme, Catherine, interprétée par l’actrice Jeanne Moreau., César et Rosalie(4)César et Rosalie, film de Claude Sautet de 1972, dans lequel se met en place un triangle amoureux entre César (Yves Montand), Rosalie (Romy Schneider) et David (Sami Frey)., par exemple. Dans tous ces films, dans tous ces récits, des moments de grâce incroyables font croire que c’est possible, qu’il n’y a plus de choix à faire. J’ai voulu écrire un tel moment de bonheur absolu.
 
SLG : Vous introduisez chacun de vos chapitres par une citation tirée d’une pièce. Au milieu du livre, lorsque le récit bascule, vous convoquez Beaumarchais : « le besoin de dire à quelqu’un je vous aime est devenu pour moi si pressant que je le dis tout seul(5)Citation de Chérubin tirée de l’Acte I, scène 7 du Mariage de Figaro, Beaumarchais. ». Effectivement, chacun le pense sans oser l’avouer à l’autre, ou tous se le disent, ce qui en annule l’effet.
M-A M : Chérubin, qui tient ces propos, est pour moi l’un des plus beaux personnages du théâtre. D’abord, il est ni fille ni garçon, puisque c’est un homme qui a souvent été joué par une femme. Il est à l’adolescence, donc à l’âge de toutes les ambiguïtés et effectivement, il est amoureux de tout le monde. Tout est possible, puisque c’est Chérubin. Chloé éprouve une grande libération à pouvoir jouer ce personnage adolescent, dragueur. Janson, le professeur, donne ainsi de multiples personnages à incarner à ses élèves jusqu’à trouver la clé, celui qui leur conviendra.
 
SLG : Ce sont autant de propositions faites aux lecteurs…
M-A M : Oui, j’ai essayé de faire comprendre que le théâtre parle de sujets vivants, que la culture n’est pas une liste d’auteurs morts, mais ce qui fait vivre les auteurs vivants : si vous voulez être créatifs, inventifs, vous avez besoin de ce que vous croyez être un cimetière ! Il n’y a pas de « classiques », il n’y a que des auteurs qui ont été bien vivants ! Je suis toujours très amusée par les collèges qui portent des noms comme celui d’Arthur Rimbaud, sachant qu’il aurait subi tous les conseils de discipline depuis le moment où il y serait rentré ! Ce sont presque des contre-exemples pour la jeunesse, des personnalités qui ont bousculé leur temps, alors en faire des « classiques » ! Ils étaient décalés. C’est précisément à l’âge où l’on ne trouve pas sa place qu’il faut aller chercher tous ceux qui ont parlé déjà de cette souffrance.
 
SLG : Vous auriez pu laisser vos personnages devant ce champ des possibles. Pourquoi avez-vous eu besoin d’abaisser le rideau dans le dernier chapitre qui reprend le fil de l’histoire de chacun, et explique au lecteur son parcours, comme si vous aviez voulu tisser tous les fils de la narration pour boucler l’histoire ?
M-A M : La pièce que vous venez de voir était de… les décors de… J’ai voulu que cela y ressemble, qu’il y ait une complétude. Ils sont morts, ils ont souffert, ils ont aimé… Je voulais qu’on ressente cette sensation d’un temps plein, d’une expérience qui est bien finie. En fait, je n’aime pas ce qui est suspendu. D’une certaine manière, je pense qu’il faut que chacun tire sa révérence. C’est ça, le final.
 
SLG : Etes-vous lectrice de théâtre, y allez-vous ?
M-A M : Oui, j’en lis parce que je me représente ma scène, j’écoute mes personnages. C’est même la lecture qui me prend le plus de temps. Je lis différemment chaque genre de livre : LA lecture en tant que telle n’existe pas. La bande dessinée, par exemple, se lit une dizaine de fois, d’abord pour l’histoire, après pour le dessin, puis pour faire le lien entre les deux, ensuite pour apprécier les finesses de construction. Quelques mois plus tard, on redécouvre l’histoire que l’on a en partie oubliée.
À ceux qui disent que les livres ne sont pas nécessaires ou trop chers, je réponds qu’ils ne savent pas en profiter : une fois que vous avez mangé votre rôti de bœuf, il n’y en a plus. Tandis qu’un livre peut se ruminer, se lire et se relire à l’infini.
 
SLG : Pour conclure, pouvez-vous nous dire quelques mots de ce prochain livre que nous pourrons ruminer grâce à vous ?
M-A M : C’est un travail sur la mémoire, Non seulement sur mes souvenirs mais aussi sur ceux des autres. C’est pourquoi ce que j’écris en ce moment s’appelle actuellement « En nous beaucoup d’hommes respirent(6)Citation extraite du poème Sanglots, de Guillaume Apollinaire. », qui est le titre d’un poème d’Apollinaire. Je suis certaine d’être constituée par tous ceux que je suis en train de redécouvrir, ma famille, mon héritage, et qu’en nous, beaucoup d’hommes respirent.
Propos recueillis par Sonia de Leusse-Le Guillou, directrice de Lecture Jeunesse et de la rédaction de Lecture Jeune, en décembre 2013.
Publications
  • Passage, 1985
  • Voici Lou, 1986
  • Le Chien des mers, 1988
  • Les Mésaventures d’Emilien 3. Le Clocher d’Abgall, 1989
  • Les Mésaventures d’Emilien 2. Le Trésor de mon père, 1989
  • Les Mésaventures d’Emilien 1. Baby-sitter blues, 1989
  • Le Hollandais sans peine, 1989
  • Les Mésaventures d’Emilien 4. Au bonheur des larmes, 1990
  • Mon bébé à 210 francs, 1990
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : Dinky rouge sang, 1991
  • Les Mésaventures d’Emilien 5. Un séducteur-né, 1991
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : L’Assassin est au collège, 1992
  • Les Mésaventures d’Emilien 6. Sans sucre, merci, 1992
  • Les Mésaventures d’Emilien 7. Nos amours ne vont pas si mal, 1993
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : La dame qui tue, 1993
  • Le Changelin, 1994
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : Tête à rap, 1994
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : Scénario catastrophe, 1995
  • Qui a peur de Madame Lacriz ?, 1996
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : Qui veut la peau de Maori Cannell ?, 1997
  • Ma vie a changé, 1997
  • Amour, vampire et loup-garou, 1998
  • Nils Hazard chasseur d’énigmes : Rendez-vous avec Monsieur X, 1998
  • Peau de rousse, 1999
  • Tom Lorient, 1999
  • Souï-Manga,1999
  • Oh, boy !, 2000
  • Mytho, 2001
  • L’Expérienceur, 2003
  • Simple, 2004
  • Maïté coiffure, 2004
  • Charles Dickens, 2005
  • Patte-Blanche, 2005
  • La Fille du docteur Baudoin, 2006
  • Nonpareil, 2007
  • Miss Charity, 2008
  • 22 !, 2008
  • Malo de Lange, fils de voleur – tome 1, 2009
  • Papa et Maman sont dans un bateau, 2009
  • La Bande à Tristan, 2010
  • Le Tueur à la cravate, 2010
  • Malo de Lange, fils de Personne – tome 2, 2011
  • De Grandes espérances, 2012
  • Malo de Lange et le fils du roi – tome 3, 2012
  • Trois mille façons de dire je t’aime, 2013

References   [ + ]

1. Personnage éponyme du roman Miss Charity, Ecole des Loisirs, Medium, 2008, qui évolue dans le milieu de la bonne société anglaise du XIXe siècle.
2. Il s’agit de l’acteur Julien Drion, dans le téléfilm Simple, adapté du roman du même nom de Marie-Aude Murail chez l’Ecole des Loisirs, collection « médium » en 2004, et réalisé par Ivan Calbérac, 2011.
3. Jules et Jim, film de François Truffaut, sorti en 1962 dans lequel les deux personnages éponymes incarnés respectivement par Oskar Werner et Henri Serre, tombent amoureux de la même femme, Catherine, interprétée par l’actrice Jeanne Moreau.
4. César et Rosalie, film de Claude Sautet de 1972, dans lequel se met en place un triangle amoureux entre César (Yves Montand), Rosalie (Romy Schneider) et David (Sami Frey).
5. Citation de Chérubin tirée de l’Acte I, scène 7 du Mariage de Figaro, Beaumarchais.
6. Citation extraite du poème Sanglots, de Guillaume Apollinaire.

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