172 heures sur la lune

Johan Harstad

« Tu veux aller sur la lune ? Tu as entre 14 et 18 ans ? Viens passer 172 heures sur la lune dans la base lunaire de Darlah ». Ils sont des millions d’adolescents à s’inscrire à cette loterie mondiale, mais seulement trois à décrocher les tickets gagnants : Mia la Norvégienne, Antoine le français, et Midori la Japonaise. Pourtant avant même que ne débute cette expédition lunaire, la première (officiellement) depuis Neil Armstrong en 1969, on pressent que le rêve va tourner au cauchemar. D’abord, les véritables raisons qui ont poussé la NASA à programmer cette expédition lunaire sont assez obscures. Ensuite, les trois adolescents ne sont que de vulgaires cobayes destinés à apporter à l’agence spatiale l’attention médiatique et les soutiens financiers dont elle a besoin. Même si les astronautes en charge de cette mission sont des professionnels aguerris, ils se retrouvent démunis, piégés dans la station lunaire sans contact avec la Terre, aux prises avec un ennemi inconnu… Ce thriller SF assez glaçant, doté d’une solide intrigue, entretient un suspense soutenu et une montée progressive de la tension. L’écriture fluide est facile à lire, même si les quelques pages consacrées à Antoine citent tant de rues ou de stations de métro parisiennes qu’elles sont comparables à un guide touristique. Ce même souci de réalisme a sûrement conduit l’auteur à insérer des photographies et autres schémas au fil des pages. Les premiers chapitres sont entrecoupés de passages assez courts qui distillent des éléments inquiétants. Le rythme du récit s’accélère dans la deuxième partie du livre, dès que l’équipe pose le pied sur le sol lunaire. On assiste à un huis-clos angoissant avec une fin imprévisible qui peut laisser le lecteur perplexe et en proie à quelques cauchemars…

Marylène Guarino

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