Cat Street, T.1

Yoko Kamio

Depuis ses 9 ans, Keito vit recluse chez elle et ne voit jamais personne. Elle ne va plus à l’école et ne parle même pas aux membres de sa famille. Autrefois, Keito était une enfant enjouée mais après un choc émotionnel, elle est tombée en dépression. Le hasard l’amène cependant à découvrir l’école active « El Liston », dont la vocation est de réintégrer les adolescents dans la société. Le phénomène de l’Hikikomori, forme de dépression qui consiste à se replier sur soi-même et à n’avoir aucun contact avec l’extérieur, est un sujet sensible au Japon car il touche de plein fouet la jeunesse. Yoko Kamio nous fait découvrir cet aspect de la culture japonaise et les solutions qui sont mises en place pour soigner ces jeunes, notamment grâce à des écoles spécialisées qui basent leur enseignement sur le développement de la créativité et l’expérimentation. Loin de la mièvrerie de certains shojo, cette série riche en émotions et au scénario subtil, dresse des portraits extrêmement réalistes d’adolescents en pleine reconstruction. Cat Street aborde donc un sujet difficile avec beaucoup de justesse et donne une autre dimension au shojo. À noter aussi la particularité des dessins, car si le style est propre au shojo, l’intention du mangaka est d’attribuer des caractéristiques spécifiques à chacun de ses personnages.

Frédéric Leray

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