Cogito

Victor Dixen

Roxane a décroché des cours et voit mal comment elle pourrait obtenir son BAC, le Brevet d’Accès aux Corporations, qui lui permettra de trouver du travail dans une société où les machines prennent de plus en plus de place. Elle se voit pourtant offrir l’opportunité de suivre un stage de programmation neuronale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle. Établi sur une île pour échapper aux questions éthiques, morales et légales qu’une telle technologie pourrait poser, le centre de programmation est fréquenté par de riches héritiers et offre un panel de divertissements au-delà de l’imagination.

La première partie du roman campe le décor (paradisiaque), les personnages (stéréotypés) et les bases de la réflexion. L’ingéniosité du livre est de faire vriller tous ces codes patiemment mis en place en faisant buguer le système. Le roman change alors de rythme et bascule, tambours battants, dans le thriller. Il déploie toutes les facettes du discours qu’il porte sur l’intelligence artificielle. L’auteur convoque une série de références à la fiction et à la philosophie pour étayer la réflexion du lecteur et c’est là la grande force du roman, qui gagne en densité jusqu’à son ultime débat moral : le dialogue de l’homme et de la machine.

Marieke Mille

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