Dark Eyes

William Richter

Orpheline russe, Valentine, dite Wally, est adoptée à l’âge de cinq ans par un couple de new yorkais aisés. Onze ans plus tard, ce rêve de foyer uni se brise : Wally fugue, vit de petits trafics et dort dans un squat avec une bande de jeunes délinquants. Un jour, elle reçoit une lettre de sa mère biologique et décide d’enquêter sur ses origines russes, dont elle ne sait rien. En remuant le passé, Wally trouve sur sa piste son propre père, trafiquant d’armes sanguinaire, échappé de prison. C’est le début d’une terrible vendetta dans laquelle Wally ne pourra compter que sur l’aide de ses amis. L’éditeur met l’accent sur la ressemblance entre Wally et Lisbeth Salander (en référence au personnage de Stieg Larsson), toutes deux marginales au look punk, issues d’une famille de criminels. Néanmoins, Wally est un personnage très positif : futée et courageuse, elle sait se défendre, protège ses amis et refuse qu’ils se droguent. La relation avec sa mère adoptive est également assez bien décrite et haute en émotion. Un autre point fort de ce thriller réside dans son aspect ultraréaliste (William Richter est scénariste à Hollywood). Le suspense est entretenu par une traque haletante, parsemée de cadavres, de trahisons et de sacrifices émouvants. Dark Eyes est un thriller violent, sans concession (les proches de Wally sont presque tous tués) qui s’achève par la mort ou la capture des criminels.

 Cyrielle Bonnot

Réseau de lecture : Le genre du thriller est assez peu représenté en littérature de jeunesse. Signalons cependant un autre titre, aussi réaliste et violent que Dark Eyes, Proie idéale de Charlotte Bousquet (Rageot, 2013, notice 2). Ce roman décrit une adolescente vivant dans un foyer, repérée par un photographe de mode qui s’avère être le recruteur d’un réseau de prostitution. Ses amies se lancent à sa recherche malgré le danger…

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