Ghost

Jason Reynolds

« J’ai su que je courais vite lorsque j’ai dû fuir avec ma mère mon père qui nous tirait dessus ». Dès l’incipit, le lecteur est plongé dans le monologue intérieur de Castle, qui se fait appeler Ghost suite au traumatisme impensable qu’il a vécu. S’il reste un bon garçon qui aime sa mère et les graines de tournesol, il est aussi devenu un fantôme tourmenté, qui s’attire des ennuis. Quand le coach d’athlétisme lui propose d’intégrer son équipe, Ghost accepte, sans bien savoir pourquoi.

Au fil du livre, les personnages secondaires s’étoffent et Castle évolue, le poids de son passé s’allégeant grâce aux rencontres positives que lui vaut sa place dans l’équipe. Le style est spontané, familier mais pas vulgaire, à la fois caustique et tendre. La vivacité du ton d’origine, néanmoins, a parfois un peu souffert de la traduction. Jason Reynolds brasse de nombreux thèmes – valeurs du sport, résilience, difficultés de certains quartiers défavorisés, force des liens familiaux – dans un récit qui se déroule à toute allure et d’où l’émotion sourd continûment, intensément. D’autres tomes suivront, consacré chacun à un membre de l’équipe d’athlétisme.

Clara Delmas

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