Gisèle Halimi : « Non au viol »

Jessie Magana

Ce court récit met en scène la rencontre entre Gisèle Halimi et Sarah, une jeune lycéenne qui veut devenir avocate. Par le biais de la fiction, l’auteure évoque le parcours et les combats de la jeune juive tunisienne née en 1927, qui refuse l’avenir des femmes de son milieu. Devenue avocate, elle plaide pour la défense de militants du FLN pendant la guerre d’Algérie. Son engagement féministe aboutit à deux lois très importantes : en 1974, celle de Simone Veil instaurant l’interruption volontaire de grossesse puis, en 1980, celle reconnaissant le viol comme un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle. Si les textes ont changé de manière positive, il reste encore à faire évoluer les mentalités. La plaidoirie qui clôt le récit synthétise parfaitement les enjeux de l’application de la loi et les informations complémentaires prouvent que le combat est encore loin d’être gagné. En fin de volume, figurent une courte bibliographie, une filmographie, une sélection de différents sites ainsi qu’un numéro vert. C’est un petit livre dont la lecture s’impose car il incite non seulement à la réflexion mais aussi à l’action.

Colette Broutin

Mise en réseau : Sur le sujet du viol, on recommandera Les Carcérales de Magali Wiener (Milan « Macadam », 2010).

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