Kurusan, le samouraï noir, T.1

Thierry Gloris

Yusuf a été enlevé enfant et réduit en esclavage. Le voilà au Japonn sous les ordres du chef féodal Oda Nobunaga, connu pour avoir unifié le Japon au XVIe siècle. Renommé Kuru (ou Kurusan, littéralement « Monsieur Noir ») puis Yasuk, il passe de serviteur à samouraï.

Cette bande dessinée intéressera les jeunes intéressés par la vie des esclaves africains, l’histoire du Japon ou encore la guerre, dont l’atmosphère est bien retranscrite graphiquement et textuellement. En effet, le style européen de la bande dessinée tranche avec les traits du manga auxquels on pourrait s’attendre. La mise en page classique et les couleurs apportent ainsi à l’univers japonais une atmosphère différente de celle des mangas historiques. La période abordée ici, Sengoku, est celle d’une guerre civile presque constante entre les provinces, mais aussi de contacts avec l’Occident, notamment par le biais des armes à feu. L’album offre un point de vue complexe sur ces temps de changements pour la culture japonaise. L’œuvre joue par ailleurs avec la langue : les mots japonais sont tantôt transcrits en alphabet latin (traduits en bas de page), tantôt en kanas, lorsqu’un personnage interprète est présent. La lecture s’en trouve légèrement complexifiée pour qui ne maîtrise pas déjà ce vocabulaire. Néanmoins, l’adaptation de Yusuf, homme intelligent qui souffre, à son nouvel univers capte l’attention et donne envie de poursuivre la série.

Cassandra Buigues

& lu et approuvé par Laurane Authier et Yaël Wilson

0 Commentaire

This site is protected by wp-copyrightpro.com