La Seizième Clé

Éric Senabre

Oswald vit seul dans un immense manoir. Privé de tout contact avec l’extérieur, il est choyé par un personnel qui l’aide à progresser dans sa pratique poétique. Il ignore qu’il fait partie d’une expérience scientifique impliquant des physiciens, de la radioactivité et des voyages spatio-temporels. Bientôt, il découvre qu’il n’est pas seul : une cobaye rebelle l’incite à tenter de fuir, ce qui jette les deux adolescents dans une enquête éperdue visant à comprendre les lois physiques de l’endroit où ils se trouvent pour savoir comment s’en échapper.

L’univers du récit, un manoir à géographie variable et au décor steampunk prononcé, oscille entre le mystérieux et le merveilleux. Le duo de personnages principaux est équilibré : Oswald, excentrique, surjoue le poète imbu de lui-même ; Zelah est plus rationnelle et opiniâtre. L’intrigue est menée tambour battant, à coups de péripéties très rythmées qui laissent une place importante aux pratiques artistiques des personnages (principalement la poésie, la musique et la danse) et à l’humour. Le suspense sur la nature du manoir et ce qui s’y déroule étant gardé quasiment jusqu’à la fin, les explications scientifiques sur les lignes temporelles sont quelque peu ardues à suivre.

Oihana Olazcuaga-Garibal

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