Le Dernier sur la plaine

Nathalie Bernard

Inspiré par l’histoire authentique d’une femme blanche enlevée enfant par des Indiens, le roman se focalise sur le fils de celle-ci, Kwana. Le garçon appartient au peuple des Comanches, surnommés les Errants car ils suivent les transhumances des bisons. Le récit s’ouvre sur l’attaque de leur camp par les blancs. Le père de Kwana est tué, sa mère et sa sœur enlevées. Le jeune Indien réussit à fuir à cheval avec son petit frère, qui décèdera peu après de maladie. Lui-même, métis d’un Indien et d’une blanche, sera mis à l’écart par les uns et les autres.

Ce roman d’aventure et d’action est mené sur un rythme rapide qui accroche dès les premières pages. Écrit à la première personne, il déroule aussi l’introspection d’un adolescent qui se questionne sur son identité et son appartenance au peuple indien. Le texte dénonce la domination des blancs qui parquent les autochtones dans des réserves et modifient leur mode de vie. Se profile également une dimension écologique avec la destruction des troupeaux de bisons et le non-respect de la nature. Les personnages sont représentatifs de l’ambivalence humaine car le récit, évitant le manichéisme, montre bien que la cruauté n’est pas l’apanage des blancs. Lisible dès le milieu du collège, Le Dernier sur la plaine a reçu le prix de la Pépite « Fictions ado » du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil 2019.

Cécile Robin

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