Le Grand écart

Alki Zei
Enfant prématuré, Constantina ne paie pas de mine, c’est là l’avis de sa grand-mère. Mais auprès de ses parents, elle mène une vie très heureuse, surtout lorsqu’ils quittent la Grèce pour Aix-la-Chapelle. Elle y trouve une grande amie, des professeurs chaleureux et a vite appris l’allemand. Mais bientôt, tout s’écroule pour elle : ses parents veulent divorcer. Le traumatisme nuit à sa santé, angoisse ses parents. Finalement, elle retourne en Grèce auprès de sa grand-mère qui ne lui manifeste aucune compréhension – elle et ses amies vivent encore dans la lointaine époque de la Résistance. Constantina s’accroche à un camarade encore plus malheureux qu’elle et qui n’a pas résisté à la drogue. Il lui en donne, tout en la protégeant des dealers. Il faudra qu’il meure pour qu’elle accepte que sa grand-mère l’emmène dans une clinique pour une désintoxication que l’on prévoit facile. Alki Zei sait écrire sur des problèmes graves sans enlever l’espoir parce qu’elle n’est jamais misanthrope : la grand-mère est dure, certes, mais une fois les yeux ouverts, elle essaie de comprendre et d’aider sa petite-fille ; le divorce des parents ne les empêche pas d’être bouleversés par le chagrin de leur fille ; quant au jeune drogué, charmant, il est surtout à plaindre. Constantina, si vivante, ne peut qu’être proche du lecteur. Gilberte Mantoux Lire dans la version pdf de la revue

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