Le Voyage à Nanga : Un racontar exceptionnellement long

Jørn Riel
Dans un Groenland qui prend allure de théâtre blanc, une poignée de personnages se croisent au gré d’aventures désopilantes. Un curé cannibale revient sur les lieux de sa faute pour résoudre une quête mystico-identitaire, qui le conduira à Nanga, au Cachemire. Un homme au physique de bûcheron confie les raisons bouleversantes de sa frénésie du « point mousse » (tricoter ou tuer…). Bien d’autres faits hauts en couleur surviennent dans ce « racontar » bien ficelé. La quatrième de couverture n’est pas très invitante, on a du mal à voir de quoi il s’agit. Mais après quelques pages d’hésitation, on rit de bon cœur jusqu’à la fin, se délectant des émois et interrogations existentielles de ces grands gaillards rompus aux conditions les plus rudes. Les anecdotes ont la saveur de ces histoires ramenées au port par les marins. Le narrateur omniscient interpelle le lecteur, l’invite dans ces aventures farfelues et terriblement subtiles. L’auteur a passé seize ans au Groenland et a consacré une trilogie aux Inuits. Il a écrit Le Garçon qui voulait devenir un être humain. La qualité de son écriture, belle et fluide, se rehausse d’un humour chaleureux. L’ouvrage transmet le goût de la narration et de l’imagination. Chaque chapitre est le produit d’un exercice de style sur une anecdote résumée en tête de chapitre. Pour de bons lecteurs. Isabelle Debouvère Lire dans la version pdf de la revue

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