Les Midnighters

Scott Westerfeld

Jessica Day quitte Chicago pour Bixby, une petite ville perdue de l’Oklahoma. Elle y rencontre trois adolescents marginaux qui semblent beaucoup s’intéresser à elle. Un soir à minuit, la jeune fille se réveille brusquement : le temps est comme suspendu, même les gouttes de pluie ne tombent plus et tout ce qui l’entoure est auréolé de bleu. Étaitce un rêve ? Ses trois amis lui apprendront que cette vision était bien réelle et qu’il existe un espace-temps peuplé de créatures étranges et agressives, aussi vieilles que le monde, que sont les « darklings ». Elle découvre également que seuls les gens (dont elle fait partie) nés à minuit pile ont la faculté de voyager dans ce qu’ils nomment la 25e heure et disposent de certains pouvoirs : Tess est polymathe, elle a une aptitude paranormale pour les mathématiques ; Melissa est télépathe, et Rex peut voir ce qui a été touché par « le temps bleu ». Quant au séduisant Jonathan, il peut voler. Seule Jessica semble dépourvue de dons bien que les « darklings » soient particulièrement agressifs à son égard. Scott Westerfeld livre ici un roman à mille lieues de la critique sociale d’Uglies (Pocket Jeunesse, 2007, LJ n° 123) ! Juste une aventure extraordinaire, vécue par une adolescente ordinaire. Le lycée, les amourettes, les cours, le quotidien routinier d’une adolescente de 16 ans auxquels se mêle cette fantastique heure secrète qui s’ouvre à certains privilégiés, à minuit. Même si l’intrigue et l’existence du temps bleu semblent un peu complexes à aborder, son explication progressive par Rex, au fil du texte, fait qu’on ne se perd jamais. Le roman est rythmé et Westerfeld corrige avec cette aventure en trois tomes son principal défaut : dans ce récit, pas de temps mort et l’histoire progresse en permanence.

Thomas Bailly

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