Mary-Lou

Stefan Casta

Amis de toujours, Adam et Mary-Lou ont passé toutes leurs vacances ensemble depuis leur enfance. Chaque été, Adam séjourne dans sa maison au bord du lac, non loin de celle de Mary-Lou, jusqu’au jour où un accident oblige la jeune fille à se déplacer en fauteuil roulant et à partir vivre en ville. Des années plus tard, elle croise par hasard son ami d’enfance. Les deux adolescents décident alors de passer une partie de leur été au bord du lac. Les changements dans la vie de chacun rendent certains instants difficiles mais ce moment hors du temps leur permet de gagner en maturité et en détermination, loin des adultes et de la ville. Sur un thème assez classique, Stefan Casta livre un roman touchant, sans mièvrerie. Mary-Lou, personnage juste, tout en contraste et en contradictions, redécouvre Adam, adolescent réservé et déterminé, empreint de bonté et de courage, qui ne souhaite que le bonheur de cette dernière. Leur amitié reconquise va également devenir le théâtre ambigu de nouveaux sentiments. La progression de la narration souligne la tension, représentative des sentiments de Mary-Lou, tout en offrant de temps en temps des pauses et des minutes de bonheur au personnage. Malgré la situation difficile et le tumulte d’émotions contradictoires qui agitent l’héroïne, un parfum de vacances et d’apaisement flotte entre les chapitres. Fidèle à la ligne éditoriale de la collection, ce roman d’une qualité littéraire indéniable qui profite d’une excellente traduction, entraîne le lecteur dans un autre pays, une atmosphère tout à fait particulière.

Maryline Duval

Réseau de lecture : Filet droit de Michael Coleman (Le Rouergue, 2006) met également en scène la relation entre deux adolescents, dont l’un est aveugle. Pour retrouver l’évocation des vacances en dehors de la ville, on pourra relire Good Bye Berlin de Wolfgang Hernndorf (Thierry Magnier, 2012, voir Lecture Jeune n° 143). Enfin, pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers de Stefan Casta, il est également l’auteur de Faire le mort (Thierry Magnier, 2004).

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