Quelques minutes après minuit

Patrick Ness

Conor vit une période difficile. Sa mère est atteinte d’un cancer et suit un lourd traitement. Depuis qu’elle est malade, il fait toujours le même cauchemar : l’if du cimetière d’en face se transforme en un monstre végétal qui vient lui parler. Mais ce rêve en cache un autre, plus effrayant encore qui forcera Conor à affronter ses peurs les plus terribles pour trouver la vérité. Patrick Ness reprend une idée originale de son amie Sioban Dowd (auteur anglaise dont les quatre romans pour adolescents ont été traduits et publiés par Gallimard Jeunesse), qui, vaincue par le cancer, n’a pu achever son récit. Son style semblera simpliste voire trivial aux lecteurs de l’inventif Chaos en marche. Il permet pourtant de délivrer un message d’une grande poésie : les 3 rêves autour du monstre s’apparentent à des contes philosophiques que Conor doit interpréter avant d’envisager la mort de sa mère. Les illustrations sombres et torturées mettent en valeur la profondeur du récit et font écho à la colère de l’adolescent. Le roman qui peut être lu à plusieurs niveaux est poignant. S’il est abordable dès l’âge de douze ans, nul doute que les lecteurs plus âgés en tireront d’autres leçons selon leur degré de maturité et leur expérience.

Aurélie Forget

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