Sophie Scholl : « Non à la lâcheté »

Jean-Claude Mourlevat
Coup de ♥ 2013
 
Sophie Scholl, jeune étudiante, a participé au groupe de résistance allemand appelé « La rose blanche ». En mai 1942, âgée de seulement 21 ans, elle rejoint son frère Hans à Munich, découvre les activités clandestines du groupe et commence à diffuser des tracts. Les membres sont arrêtés le 18 février 1943, jugés et décapités quatre jours plus tard. Le récit de Jean-Claude Mourlevat restitue avec simplicité, pudeur et émotion, l’engagement de cette jeune fille et sa détermination à lutter contre le nazisme. Dans une Allemagne qui vient de perdre la bataille de Stalingrad, oser exprimer une opinion dénonçant le régime est une pure folie. Aussi, la jeune fille lutte-t-elle contre sa peur chaque fois qu’elle distribue les tracts. Elle fait preuve d’un grand sang-froid pendant l’interrogatoire de l’inspecteur de la Gestapo et malgré l’épuisement et le chantage, refuse de livrer des noms. Elle assume courageusement son engagement devant le juge nazi Freisler. Le récit est suivi d’informations historiques sur ceux qui ont résisté, comme elle, en Allemagne et dans la France occupée. Puis l’auteur élargit les références en soulignant que la « bravoure et l’inconscience des jeunes sont parfois utilisées pour des causes détestables ». Le texte s’achève par une adresse au lecteur l’invitant à se mobiliser contre toute forme d’oppression.
 
Colette Broutin
   

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