Soul breakers

Christophe Lambert

1936. Frappé par la pauvreté, Théodore sillonne les routes des États-Unis avec ses deux enfants, Teddy et Amy, à la recherche d’un travail. Lorsque Amy semble soudain absente de son propre corps, personne ne comprend quel mal l’a frappée. Mais Teddy part à la recherche de forains, qu’il accuse d’avoir dérobé l’âme de sa sœur au cours d’un spectacle auquel elle a assisté. Au fil de sa quête, un groupe solidaire et hétéroclite se forme autour de lui, composé d’un jeune homme qui rêve de devenir écrivain, d’une fille muette, d’un Indien, d’un shérif…

Ce road trip original est à la fois empreint de magie et ancré dans une réalité historique. L’atmosphère du voyage, les rencontres en chemin et les éléments fantastiques rappellent Le Magicien d’Oz. Malgré la longueur du texte (près de 600 pages), le lecteur ne s’ennuie pas et prend plaisir à suivre Teddy qui, peu à peu, devient débrouillard et découvre l’amour et l’amitié. De multiples sujets sont abordés – la folie, les abus sexuels, le mutisme, les traumatismes, le travail à la mine, la vie et les croyances indiennes… – et font de ce roman une vraie réussite.

Pauline Wabant

Le cadre historique (l’Amérique de la grande dépression) est original pour un roman jeunesse. Le savant mélange de faits historiques et de magie emporte le lecteur dans une grande aventure et lui permet en même temps de découvrir le quotidien des Américains de l’époque, toutes origines confondues. Soul breakers évoque ainsi tout à tour le sort des Indiens, des migrants exploités et des agriculteurs contraints de devenir saisonniers aux quatre coins de l’Amérique. Rythmé et bien écrit, ce roman conviendra à la fois aux amateurs de fantastique, d’histoire et de grandes aventures.

Marilyne Duval

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