Un si petit oiseau

Marie Pavlenko

Abi a 20 ans et rêvait de devenir vétérinaire… avant son accident. Depuis, elle est amputée d’un bras. Son rêve est détruit et sa vie n’a plus de sens. Un jour, elle reçoit par la Poste le livre de Blaise Cendrars, La Main coupée. En lisant le témoignage d’un homme qui comprend ce qu’elle vit, Abi commence à se reconstruire. L’expéditeur de ce mystérieux colis n’est autre que son amour d’enfance, passionné d’oiseaux, qui va lui permettre de se relever.

Malgré la gravité du sujet, Marie Pavlenko réussit le tour de force de faire rire. Son roman est profond et léger à la fois. Les thèmes de la reconstruction après un drame et du regard des autres sont traités de façon détaillée, comme les déséquilibres que l’accident crée au sein de la famille. La narration peut parfois perdre le lecteur, car le point de vue interne des différents personnages est toujours écrit à la troisième personne, sans signaler les changements.

Adeline Quéru

& lu et conseillé par Soizik Jouin et Hélène Weis

Après Je suis ton soleil, Marie Pavlenko signe à nouveau un roman intime, à l’humour subtil et sans pathos. Elle dépeint avec justesse les sensations, la souffrance, les obstacles visibles et invisibles du handicap. À la fin du roman, l’auteure confesse qu’elle a beaucoup puisé dans sa vie personnelle car sa mère a subi un drame similaire. La littérature est présentée comme refuge, la nature comme un vecteur de lien au monde, les oiseaux comme un symbole de la liberté, et l’amour comme un appui dans les épreuves. Un roman sur le handicap très réaliste et plein d’optimisme.

Pauline Wabant

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