Centre Étienne Marcel, Paris (19e)

Intrigue policière numook avec les jeunes du centre Étienne Marcel

28 novembre 2019 : visite au Musée de la Préfecture de Police

Le jeudi 21 novembre 2019, nous sommes allés au Musée de la Préfecture de Police, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, dans le cadre de notre travail d’écriture d’un roman policier pour le projet numook. Le musée se trouve dans les locaux du commissariat. Nos sacs ont été fouillés et certains ont dû laisser leur compas à l’entrée. Puis nous sommes montés au troisième étage pour le musée.

Ce musée est ouvert au public et gratuit. L’accueil du personnel a été très chaleureux, peut-être qu’ils étaient contents que des jeunes s’intéressent à la police. Nous avons eu une visite sur le thème de la police scientifique qui a duré deux heures. La guide-conférencière, Anne-France était très sympathique et très intéressante.

Elle nous a dit que la police existait depuis l’Antiquité et que c’est Louis XIV qui a interdit aux policiers de faire justice eux-mêmes et d’appliquer la peine de mort sur le champ aux suspects.

Avant 1889, les enquêtes consistaient seulement à interroger les témoins oculaires. Puis, le professeur Lacassagne s’est intéressé aux indices biologiques, ainsi des cheveux prélevés sur un cadavre à Lyon se sont avérés être les mêmes que ceux d’un homme disparu à Paris. Puis, Alphonse Bertillon a travaillé sur les mesures anthropométriques des os. La méthode Bertillon prend en compte 14 mensurations du corps avec un pied à coulisse pour différencier les individus et les identifier.

A cette époque, la carte d’identité n’existait pas et les criminels arrêtés à plusieurs reprises donnaient à chaque fois un nom différent afin d’éviter une peine plus lourde pour récidive. Bertillon a aussi mis au point l’identification par les empreintes digitales et le portrait parlé (portrait robot). Chaque individu a des empreintes digitales différentes, car pendant la vie intra-utérine, les bébés essayent de repousser les parois utérines avec leurs mains et leurs pieds ce qui provoque des micro-cicatrices.

Après 1984, on commence à sécuriser les scènes de crime, car lors de l’affaire du petit Grégory, tous les curieux et journalistes se sont précipités sur la scène de crime et l’ont polluée. Depuis, on utilise de la Rubalise (un cordon de sécurité de couleur fluo) pour empêcher que les curieux puissent pénétrer. Rubalise est un mot-valise composé des mots ruban et balise.

En 1985, on découvre l’ADN qui permet d’identifier avec certitude les individus.

La police scientifique va sur la scène de crime pour l’inspecter, les policiers portent une combinaison blanche, un masque et des gants. La police scientifique doit être rapide et méticuleuse. Ses trois rôles : observer, fixer la scène sur des photos et prélever des indices.Tous ces éléments sont apportés au médecin légiste (qui n’est malheureusement pas toujours présent sur le lieu du crime) pour qu’il puisse se rendre compte de ce qui s’est passé. Les indices organiques sont prélevés dans des enveloppes en papier neutre pour les protéger de l’humidité et de la chaleur afin qu’ils ne se dégradent pas. Alors que dans les séries télévisées, tous les indices sont mis dans des sacs de plastique transparent ! Les prélèvements sont ensuite analysés par des techniciens en laboratoire qui ne savent rien du crime afin de ne pas être influencés. Une fois les résultats connus, les inspecteurs peuvent interroger les suspects et vérifier leur alibi.

Anne-France nous a aussi parlé du BLUESTAR qui a remplacé le Luminol. Cette substance permet de mettre en évidence le sang, malgré un nettoyage de la scène de crime, même des années plus tard !

Centre Etienne Marcel Photo Numook flou

Qu’avez-vous pensé de la visite ?

Moncef : « J’ai été surpris en bien, j’ai appris des choses et c’était simple à comprendre et intéressant. Cela va nous servir pour écrire une histoire policière ».

David : « On a fait beaucoup de tours du musée. J’ai aimé la tête coupée ».

Jordan : « J’ai appris des choses que je ne connaissais pas. J’ai aimé l’évolution de la police scientifique mais la visite était un peu longue ».

Kenjy : « J’ai aimé voir les couteaux et les pistolets. Le mannequin avec le képi, m’a fait peur ».

Joaquim : « Je me suis ennuyé, mais je ne sais pas dire pourquoi ».

Loélia : « C’était chouette, mais je savais déjà des choses ».

Vincent : « J’ai bien aimé et j’ai appris que le sang ne peut jamais être complètement nettoyé ».

Articles des adolescents du Centre Etienne Marcel : Moncef, Matteo, Vincent, David, Jordan, Kenjy, Loélia, Joaquim; mise en forme par LJ
 

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