Harisugawa au pays des miroirs, T. 1

Yasuhiro Kano

Harisugawa, lycéen, est amoureux depuis toujours de la jolie Satomi mais les deux jeunes gens sont très proches. Aussi, de peur de gâcher leur amitié, Harisugawa s’interdit de lui avouer ses sentiments. Un jour, il est happé par un étrange miroir que Satomi vient d’acheter, et s’y retrouve prisonnier. Ensemble, Harisugawa et Satomi doivent trouver une solution pour le libérer. L’aventure se corse lorsque l’adolescente se met en tête que sa meilleure amie Saki est peut-être celle qui délivrera le jeune homme, amorçant ainsi un triangle amoureux qui complique plaisamment l’intrigue. Ce shônen est catégorisé comme du « pantsu », c’est-à-dire un manga pour garçon axé sur la sexualité. Certes, l’intrigue reste basique, mais le lecteur savoure le jeu des relations entre les personnages, qui intervertissent constamment les rapports de force. Le sentiment amoureux, qu’on devine réciproque entre Harisugawa et Satomi, donne lieu à une complicité touchante. Si les scènes de voyeurisme typiques du genre ne sont pas absentes, elles sont toujours Christophe Arleston empreintes de moralité et paraissent mineures en comparaison de la romance qui s’installe. Evidemment, le lecteur devine dès le premier épisode comment se résoudra l’énigme ; il trouve néanmoins du plaisir à lire ces scènes burlesques menées par des personnages principaux et secondaires sympathiques, dessinés dans un style classique mais plutôt fin. Enfin, parce qu’il repose davantage sur une intrigue amoureuse que sur l’attirance des garçons pour les jeunes filles, ce shônen peut être apprécié par les lecteurs tant masculins que féminins.

Mathilde Hutin

Réseau de lecture : Dans le genre du shônen romantique, Harisugawa peut être rapproché d’Ichigo 100 % de Mizuki Kawashita (Tonkam, 2006) ou de GE-Good Ending de Kei Sasuga (Kana, 2012, voir Lecture Jeune n°145).

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